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9782253066941-T

Éditions Le livre de poche, 2013 (157 pages)

Ma note : 13/20

Quatrième de couverture …

Ceci est l’histoire de Kay Bartholdi, un roman par lettres comme au XVIIIème siècle. Un inconnu écrit à Kay, libraire à Fécamp, pour lui commander des livres. Au fil des lettres, le ton devient moins officiel, plus inquisiteur, plus tendre aussi. Kay et Jonathan parlent de leurs lectures, certes, mais entament un vrai dialogue amoureux. Ils se font des scènes, des confidences, s’engagent peu à peu dans une relation que Kay, hantée par le souvenir d’une déchirure ancienne, s’efforce de repousser… Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es et comment tu aimes…

La première phrase

« Ceci est l’histoire de Kay Bartholdi. Kay est ma voisine, mon amie. Kay est plus que ça encore… »

Mon avis …

Roman épistolaire agréable à lire. On assiste aux échanges entre une jeune libraire et un client d’un certain âge. Très vite, une complicité s’installe entre eux. On y trouve de nombreuses références littéraires. Au fil du temps et de leurs échanges, le ton se fait plus tendre, plus ambigu. Le fait qu’ils ouvrent leur cœur ouvertement à un – inconnu – est touchant. Jusqu’à un dénouement auquel on ne s’attend pas.

J’ai aimé le personnage de Kay, à la fois forte et pleine de sensibilité. Katherine Pancol nous réserve une bonne dose de suspense : qui est vraiment Jonathan avec qui Kay correspond sans l’avoir jamais rencontré ? Pourquoi insiste t-il en lui posant tellement de questions sur elle ? Quel secret cache Kay ? J’ai adoré la fin. Mais je crois que si j’ai apprécié ce livre, c’est malheureusement presque uniquement pour son dénouement. Sans cela, je l’ai trouvé plutôt plat, sans profondeur. Il y manquait un petit quelque chose à mon goût. J’ai trouvé les échanges entre les deux personnages creux jusqu’à au moins la deuxième partie du livre. Dommage. Il se laisse cependant lire, même s’il ne vaut pas (à mon avis) Et monter lentement dans un immense amour.

Extraits …

« Je laisse tomber les armes. Je fais le premier pas et je vous livre mon petit secret…
Oui, j’étais fatiguée, surmenée, préoccupée par ce mois de décembre.
Oui, je n’avais plus la tête à vous répondre de longues lettres.
Oui, les clients, les chiffres, les commandes m’ôtaient toute envie de rêver, de parler de rien et de parler de tout…
Mais surtout, surtout, Jonathan, un matin où passait le facteur, un petit matin gris et froid, un matin où il ouvrait sa grande sacoche jaune et pleine, soufflant de la buée en cherchant le courrier, j’ai ressenti un frisson qui a couru dans tout mon corps et m’a effarée. Un frisson qui m’a gelée sur place, un frisson qui s’est transformé en éclair et m’a foudroyé la nuque : j’ai compris que j’attendais vos lettres, j’attendais vos mots, j’attendais vos descriptions d’auberges, de routes, de famille française, de soupe au chou… »

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