heart_1

01027362852

Éditions Folio (Classique), 2013 (321 pages)

Ma note : 08/20

Quatrième de couverture …

Le roman, publié en 1925, raconte la journée d’une femme élégante de Londres, en mêlant impressions présentes et souvenirs, personnages surgis du passé, comme un ancien amour, ou membres de sa famille et de son entourage. Ce grand monologue intérieur exprime la difficulté de relier soi et les autres, le présent et le passé, le langage et le silence, le mouvement et l’immobilité. La qualité la plus importante du livre est d’être un roman poétique, porté par la musique d’une phrase chantante et comme ailée. Les impressions y deviennent des aventures.

La première phrase

« Mrs Dalloway dit qu’elle se chargerait d’acheter les fleurs. »

Mon avis …

Une plongée dans la littérature anglaise ! J’avais très envie de découvrir du Virginia Woolf depuis pas mal de temps déjà, et… ce fut pour moi une énorme déception. Autant dire les choses, ce n’est pas un roman accessible. Il n’est pas facile à lire. L’auteure se concentre presque exclusivement sur la psychologie des personnages, tout est énormément intériorisé. On entre dans les pensées des personnages oui, mais beaucoup trop à mon goût.

Virginia Woolf nous décrit la journée de Clarissa Dalloway, dans l’Angleterre d’après la première guerre mondiale. A la suite d’une visite chez son fleuriste, Mrs Dalloway rentre chez elle et revient quelques années en arrière. Elle avait alors fait le choix d’épouser Richard Dalloway mais n’aurait-elle peut-être pas mieux fait de se marier avec Peter Walsh ? En plein dans ses pensées, elle reçoit alors la visite impromptue de ce dernier soupirant. La conversation avec celui-ci est empreinte de divers souvenirs, appartenant désormais à une époque révolue. Un roman complexe donc (en tous cas, je l’ai ressenti comme tel), puisque l’on passe sans arrêt d’une pensée à l’autre. La richesse des pensées du personnage principal a fait que j’ai l’impression d’être passée complètement à côté de cette œuvre, alors même que Virginia Woolf reste une référence dans la littérature anglaise du XXème siècle.

Donc, vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé. J’ai dû me forcer à lire les 100 premières pages. Et surtout je trouve qu’il ne s’y passe strictement rien. Une auteure que du coup, je n’ai plus envie de lire.

Extraits …

« Mrs Dalloway dit qu’elle se chargerait d’acheter les fleurs. Car Lucy avait bien assez de pain sur la planche. Il fallait sortir les portes de leurs gonds ; les serveurs de Rupelmayer allaient arriver. Et quelle matinée, pensa Clarissa Dalloway : toute fraîche, un cadeau pour des enfants sur la plage. »

« Car elle en était venue à penser que c’était les seules choses qui méritaient d’être dites – les choses qu’on ressentait. Être brillant n’avait aucun intérêt. On devait dire tout simplement ce qu’on ressentait.

– Mais moi je ne sais pas, dit Peter Walsh, ce que je ressens. »

« Elle se sentait très jeune ; et en même temps indiciblement âgée. Elle passait au travers de choses comme une lame de couteau ; et en même temps elle était en dehors de tout, et elle regardait. Elle avait perpétuellement la sensation d’être en dehors, très loin en mer et toute seule ; elle avait toujours le sentiment qu’il était très, très dangereux de vivre, ne serait-ce qu’un seul jour. »

Publicités