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Éditions Le livre de poche, 2013 (179 pages)

Ma note : 10/20

Quatrième de couverture …

Les femmes pressentent toujours ces choses-là.

Lorsque Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, découvre qu’elle peut désormais s’offrir tout ce qu’elle veut, elle se pose la question : n’y a-t-il pas beaucoup plus à perdre ?

La première phrase

« On se ment toujours. Je sais bien, par exemple, que je ne suis pas jolie. Je n’ai pas des yeux bleus dans lesquels les hommes se contemplent ; dans lesquels ils ont envie de se noyer pour qu’on plonge les sauver. »

Mon avis …

Une réflexion sur l’argent et le pouvoir qu’il confère. Je trouve le thème de départ intéressant : un gain à la loterie, la question de se demander ce que l’on va en faire (en faire don ? S’acheter une maison ? Voyager ? etc.), cela sort un peu des sentiers battus par rapport à ce que l’on peut retrouver dans la littérature. Je m’attendais cependant à ce que la thématique soit beaucoup plus creusée, ce qui fait que j’ai été moyennement emballée.

Jocelyne (Jo’) a 47 ans, elle est mercière à Arras, c’est aussi une grande passionnée de mode. Son rêve de jeunesse était de devenir styliste. Mariée à Jocelyn (dit Jo’ lui aussi) dont elle est follement amoureuse, son quotidien n’est cependant pas rose. Rêvant de paillettes et d’un mari beau comme une star de cinéma, Jo’ se retrouve avec Jocelyn, qui est loin d’être un mari attentionné. Jocelyne pourrait ressemble à Madame Tout le Monde, si ce n’est qu’un jour… elle gagne à l’Euromillions ! Découvert par hasard sur la blogosphère, j’étais pressée de découvrir ce qui se cachait derrière ce titre. Avec son gain, Jocelyne décide en effet de faire plusieurs listes avant d’encaisser le chèque : une liste de ses besoins, une liste de ses envies, une liste de ses folies.

Il se trouve que j’ai été agacée par quasiment la totalité des personnages ! J’ai trouvé Jocelyne pleurnicharde sur son couple, je me suis dit qu’elle subissait sa vie au lieu de prendre les choses en main. J’avais envie de la secouer. Son mari est tout simplement odieux (il traite même sa femme de truie). Les copines jumelles de Jocelyne me sont apparues insupportables et hystériques. J’ai également été stupéfaite par le final. Au moins, j’ai été surprise, on ne peut pas dire que ce soit négatif. Mais pour le coup, j’ai trouvé la fin peu crédible pour ce qui est du personnage de Jocelyne. J’ai l’impression d’être passée à côté de quelque chose, car malheureusement je n’ai pas réussi à m’identifier à son personnage ni à éprouver une once de compassion.

Cette découverte de l’auteur est donc loin d’être une réussite me concernant. Mais, deux points positifs : j’ai plutôt apprécié le style d’écriture, et avec ce livre l’on peut se dire qu’effectivement l’argent ne fait peut-être pas le bonheur.

Extraits …

« Il est comme ça, Jo. La finesse, la légèreté, la subtilité des mots, il ne connaît pas bien. Il n’a pas lu beaucoup de livres ; il préfère les résumés aux raisonnements ; les images aux légendes. Il aimait bien les épisodes de Columbo parce que dès le début, on connaissait l’assassin. »

« Le bonheur c’est de continuer à désirer ce que l’on possède. »

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