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Éditions Actes Sud, 2006 (575 pages)

Ma note : 11/20

Quatrième de couverture …

Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huit-clos d’une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier. Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire.

La première phrase

« Vendredi 1er novembre

C’était maintenant devenu un évènement annuel. L’homme qui recevait la fleur fêtait ce jour-là ses quatre-vingt-deux ans. Il sortit le paquet de l’enveloppe et retira le papier cadeaux. »

Mon avis …

Je suis parfois une spécialiste pour découvrir les grands succès avec plusieurs trains de retard ! Ce livre était posé sur une étagère de la bibliothèque de mes parents, aussi me suis-je décidée à le lire (avec beaucoup de curiosité). Et… j’avoue que je n’ai pas tellement accroché.

J’ai trouvé le style de l’auteur très froid, voire glacial. J’ai remarqué que j’ai souvent du mal à me passionner pour les romans nordiques en général (même si je n’abandonne pas). Ici, j’ai donc trouvé que la plume de Stieg Larsson se rapportait malheureusement beaucoup plus à un rapport de police qu’à un texte littéraire. L’accumulation de petits détails, pas forcément indispensables, contribue alors à tuer le rythme. Il y a quand même un gros, même un énorme point positif : les personnages. Le plus remarquable est sans doute celui de Lisbeth Salander. Je n’ai pas spécialement aimé l’évolution de la relation Lisbeth Salander/Mikael Blomkvist, qui au début de l’intrigue ne se connaissent pas. Mais je reconnais que ce sont des personnages originaux et attachants, chacun à leur manière.

En résumé, un livre venu du froid. Je suis pratiquement restée de marbre. Je me suis ennuyée pendant les deux cents premières pages. A la page quatre cents, ça décolle enfin… pour que le soufflé retombe d’un seul coup quelques lignes plus loin. Dans l’ensemble, j’ai donc été très déçue mais j’ai aimé pour le voyage en Suède, ainsi que pour le fond et la noirceur de l’intrigue (malgré les longueurs et l’accumulation de détails). Je retenterai l’expérience avec le tome 2, qui me plaira davantage je l’espère.

Extraits …

« Ce jour-là, Lisbeth Salander était vêtue d’un tee-shirt noir avec une image d’E.T. exhibant des crocs de fauve, souligné d’un I am also an alien. Elle portait une jupe noire dont l’ourlet était défait, un court blouson de cuir noir râpé, ceinture cloutée, de grosses Doc Martens et des chaussettes aux rayures transversales rouges et vertes, montant jusqu’aux genoux. Son maquillage indiquait qu’elle était peut-être daltonienne. Autrement dit, elle était extrêmement soignée. »

« Mikael savait très bien que toutes les familles ont des squelettes dans le placard. La famille Vanger avait un cimetière entier. »

« Je crois que tu te trompes. Ce n’est pas un tueur en série malade qui a trop lu la Bible. C’est simplement un fumier ordinaire qui déteste les femmes. »

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