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9782253150220-T

Éditions Le livre de poche, 2012 (245 pages)

Ma note : 08/20

Quatrième de couverture …

Elle est libre. Elle offre son corps sans façons. Et pourtant, à chaque histoire d’amour, elle s’affole et s’enfuit toujours la première. Il est ardent, entier, généreux. Mais les femmes qu’il célèbre s’étiolent les unes après les autres. Ces deux-là vont s’aimer. Il y a des jours, il y a des nuits. Le bonheur suffocant. Le plaisir. Le doute. L’attente. Mais en eux, invisibles et pesantes,des ombres se lèvent et murmurent : « J’étais là avant. »
Des mères qui les ont aimés ou trahis, qui ont rêvé, souffert, espéré. Des mères qui vivent encore en eux et les empêchent d’aimer. On n’est jamais tout seul dans une histoire d’amour. On est tous les autres et toutes les autres qui ont aimé avant nous.
J’étais là avant est le roman d’une femme qui se libère de ses démons. Qui nous libère de nos démons…

La première phrase

« Je n’arrive pas à aimer les hommes. »

Mon avis …

Le récit d’une femme (dont on ignore le prénom) errant dans les affres de l’amour. Suite à une rencontre, elle se dit qu’enfin, cet homme a l’air d’être « le bon ». Elle décide alors de lutter contre ses démons, de les lui exprimer, pour qu’il la soutienne et la retienne. Et je vais aller droit au but : je n’ai pas du tout (mais alors pas du tout) aimé cette lecture.

Le thème de départ est intéressant : comment aimer quand on a soi-même vécu une enfance difficile, et eu une mère démissionnaire. Nos relations amoureuses seraient le reflet de nos liens avec nos parents. Et puis, je trouve que ça tourne en rond, que le tout est confus voire qu’il donne l’impression d’avoir été écrit à la va-vite. Je n’ai ni aimé l’intrigue ni apprécié le style de Katherine Pancol, alors que j’avais été enchantée par la lecture de Et monter lentement dans un immense amour. Certaines phrases sont plutôt crues, ce qui n’était pas franchement indispensable par rapport à l’intrigue. L’homme que l’héroïne rencontre a surtout l’air instable, malsain (elle le compare même à Anthony Perkins dans Psychose). Inutile de dire que je serais partie en courant depuis bien longtemps. Mais à l’inverse, la jeune femme s’accroche. Et j’ai remarqué ce petit quelque chose que l’on ressemble souvent chez l’auteure : les personnages masculins ne sont pas souvent représentés sous des dehors rassurants, ils sont possessifs à l’extrême ou en tous cas apportent leur lot de souffrance à celles qui ont le malheur de les rencontrer, voire de tomber amoureuses.

En résumé, pour moi il s’agit là du pire roman de Katherine Pancol que j’ai pu lire. Il m’aura fallu vite le terminer pour… vite l’oublier. La mayonnaise n’a pas pris, je me demande même si je vais continuer mon aventure avec cette auteure. Mais peut-être qu’il trouvera davantage écho auprès de lecteurs qui se sentent touchés de près par la thématique.

Extraits …

« Je ne tombais pas amoureuse parce qu’il était séduisant, plein de fric ou puissant mais parce qu’il me regardait… S’il me regarde, c’est que je vaux quelque chose. S’il me regarde, je déplacerai des montagnes pour lui… »

« Moi je m’occuperai de toi, de ta tête, je la remplirai de mille mots, de milles merveilles qui feront naitre d’autres mots, d’autres merveilles qui sortiront tout armés de ta bouche, de ta plume. Je te rendrai importante, sûre de toi, solide. Je m’occuperai de ton corps centimètre par centimètre, je l’explorerai, je le caresserai, je ferai jaillir du plaisir de chaque pore de ta peau. Ce sera la grande affaire de ma vie de te donner du plaisir… de te traiter comme une reine. Personne ne t’a jamais regardée. Les hommes ne regardent plus les femmes. Les femmes ne regardent plus les hommes. Ils exigent, elles réclament. Ils s’enfuient, elles menacent. Ils vont chacun de leur côté, de plus en plus tristes et solitaires. De plus en plus amers… »

« Il est vrai que ce qui vous saute aux yeux, vous irrite où vous tord les entrailles est le reflet exact de vos propres manques, défauts ou souffrances que vous vous obstinez à nier, à mettre de côté. »

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