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Éditions J’ai lu, 2010 (635 pages)

Ma note : 13/20

Quatrième de couverture …

Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d’une femme qu’il a connue quand il était enfant et qui incarnait pour lui un univers bien différent de sa famille petite-bourgeoise : un univers de folie, de passion, de douleur même, un univers vivant. A l’annonce de cette nouvelle, il bascule dans l’angoisse et le chagrin. Il perd pied. Dans son couple, dans son travail, dans ses certitudes… jusqu’à ce que sa rencontre avec la lumineuse Kate change sa vision du monde.

La première phrase

« Il se tenait toujours à l’écart. Là-bas, loin des grilles, hors de notre portée. »

Mon avis …

Une jolie histoire de résilience. J’ai aimé la dualité entre la vie et la mort tout au long du livre. Je dois vous avouer qu’Anna Gavalda est une auteure que j’aime beaucoup, notamment pour ses personnages maltraités par la vie qui finissent toujours par plus ou moins s’en sortir. Ça faisait longtemps que je n’avais pas goûté à un roman de vie, et c’est aussi pour ça que j’aime la lecture : en refermant certains livres, on a parfois l’impression d’en sortir grandi(e), différent(e). Ce livre m’a fait cet effet là. Il ne s’agit cependant pas du meilleur Gavalda que j’ai pu lire.

Notre anti-héros s’appelle Charles Balanda. Il a 47 ans, il est architecte. Sa vie, s’enlisait dans une routine qui était loin de le satisfaire. Elle bascule lorsqu’il apprend la mort d’Anouk, la mère d’Alexis, son meilleur ami d’enfance. Ce décès l’amène à revivre une partie de son passé, d’autant plus qu’Anouk était une femme qu’il adorait, elle était pour lui comme une seconde maman. Charles enquête sur les causes du décès et choisit de rejoindre Alexis, à 500km de Paris, pour tenter de renouer avec lui. Les deux hommes s’étaient en effet brouillés. C’est là qu’il y fait la connaissance de Kate, une jolie anglaise, simple et naturelle, qui s’est installée en France. Va t-il abandonner sa femme Laurence au profit de cette nouvelle rencontre, ou au contraire tout tenter pour mettre de l’ordre dans sa vie et dans son couple ? Il faudra attendre la fin du livre, et bien des rebondissements, pour le savoir. La consolante renvoie à la pétanque (j’avoue que je ne le savais pas). La partie que l’on fait juste pour le plaisir sans qu’il y ait véritablement de compétition ou d’enjeu. Après avoir mené bien des combats, Charles souhaite en quelque en sorte réajuster sa vie, être pleinement heureux, et tout simplement profiter de l’existence.

Je vous invite donc à débusquer ce roman sur une étagère de librairie. Pour moi, il n’égale pas Ensemble, c’est tout ni Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, mais il reste sympathique et a également réussi à me marquer à sa manière. Il comporte quelques longueurs, mais aussi quelques beaux passages. L’histoire est également touchante.

Extraits …

« Allez… C’est fini.
– C’est fini, tu comprends ?
Le problème, c’est que non, il ne comprend pas. Et il n’y retourne pas, vers la vie. Il perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui. Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l’évidence : l’échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir. »

« La consolante ? Vous n’avez jamais entendu ce mot là ?
Eh bien… Il y a la première manche, la deuxième, la belle, la revanche et la consolante. c’est une partie pour rien… Sans enjeu, sans compétition, sans perdants… Pour le plaisir, quoi… »

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