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Éditions J’ai lu, 2013 (245 pages)

Ma note : 13/20

Quatrième de couverture …

Tout commence sur une plage, quand Anne-Dauphine remarque que sa fille marche d’un pas hésitant. Après une série d’examens, les médecins découvrent que Thaïs est atteinte d’une maladie génétique orpheline. Elle vient de fêter ses deux ans et il ne lui reste que quelques mois à vivre. L’auteur lui fait alors une promesse : «Tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les autres, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d’amour.»

Ce livre raconte l’histoire de cette promesse et la beauté de cet amour. Tout ce qu’un couple, une famille, des amis, une nounou sont capables de mobiliser et de donner. Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu’on ne peut pas ajouter de jours à la vie.

La première phrase

« A cet instant précis, j’entends résonner les mots en moi. Ils gagnent mon coeur, mon esprit, ils envahissent tout mon être : « Si tu savais… » Mercredi 1er mars. »

Mon avis …

Une ode à la maternité et une vraie leçon de courage. Il s’agit avant tout d’un récit de vie.

Je dois vous dire que d’habitude c’est typiquement le genre de lecture que je préfère fuir. J’ai peur de trouver le tout voyeur ou encore de me sentir mal à l’aise. Et puis, j’ai eu écho d’excellentes critiques, alors je me suis lancée. Autant vous prévenir, la lecture n’est évidemment pas facile. Je me suis même limitée à ne lire qu’un certain nombre de pages par jour. Mais ce livre m’aura marquée, et je ne suis pas prête de l’oublier.

Si vous aimez ce genre de lecture coup de poing, alors ce livre est pour vous. Il n’est pas moralisateur pour un sou. Le témoignage d’une maman écrit avec pudeur : il s’avère être bouleversant.

Extraits …

« Thaïs est privée de tout. Elle ne bouge pas, elle ne parle pas, elle n’entend pas, elle ne chante pas, elle ne rit pas, elle ne voit pas. Elle ne pleure même pas. Mais elle aime. Elle ne fait que cela, de toutes ses forces. A travers ses blessures, ses infirmités, ses défaillances. »

« Une fois la montagne de valises défaite, nous savourons un repos bien mérité. D’autant que la journée de demain s’annonce éprouvante : Azylis entre à l’hôpital. Et nous allons retrouver Thaïs. Mais pas à la maison malheureusement. Elle va être transférée directement dans le même hôpital que sa sœur. Deux étages en dessous.

(…) Ça fait plus d’une semaine que je n’ai pas vu Thaïs. J’ai hâte de la retrouver. J’entends la porte du couloir s’ouvrir une nouvelle fois. Je me retourne. Elle est là.
Je l’étouffe entre mes bras et la couvre de baisers avant de la regarder mieux. Ses joues se sont légèrement arrondies, même si elle reste encore très maigre. Elle est pâle et elle a l’air si fatiguée. Mais elle a retrouvé son beau sourire. Et au fond de ses yeux brille à nouveau cette petite étincelle de vie. (…)

Azylis s’agite dans son couffin. Elle aussi va bientôt gagner sa chambre deux étages plus haut. Pour l’instant, elle vient rendre une petite visite à sa grande sœur. Thaïs est tout contente de la retrouver. Sa joie nous touche profondément. Je crois qu’il existe une réelle solidarité entre ces deux petites filles malades. Une complicité instinctive qui va bien au-delà des simples liens du sang. Gaspard est là aussi, tout fier au milieu de ses sœurs. »

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