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Éditions du Masque, 2013 (379 pages)

Ma note : 14/20

Quatrième de couverture …

John-Fitzgerald, surnommé Fitz par ses amis, est un parasite par excellence. Dragueur paresseux et noctambule, il partage sa vie entre les soirées parisiennes, son amour des jeux en réseau et la vente de coke à la petite semaine. Ce héros improbable va se retrouver au cœur d’une enquête de plus en plus dangereuse, avec l’aide de ses conquêtes d’un soir et de ses amis toxicomanes. Grande gueule maladroite, incompétent notoire, séducteur au grand cœur, il semble bien mal armé pour affronter les bas-fonds parisiens. Mais tant qu’il y aura de l’alcool, la fête sera plus folle.

La première phrase

« Sous le T-shirt à l’effigie de NoFX qu’elle portait comme chemise de nuit, les faux seins de Fanny se gonflaient au rythme de sa respiration précipitée. »

Mon avis …

Un bon polar, qui sans révolutionner le genre, procure un plaisir immédiat à sa lecture. Je dois vous avouer une chose… Si je me suis décidée à le lire, c’est notamment grâce à son titre qui m’a immédiatement intriguée. En résumé : ce livre est plutôt une bonne surprise.

Fitz est un dealer (mais un « gentil dealer » !). Il passe ses journées à boire ou encore à draguer les femmes. Contacté par Jessica, son ex compagne, en charge d’une enquête sur un serial killer, notre jeune anti-héros va se retrouver malgré lui plongé dans une histoire sordide. Quatre jeunes filles ont en effet été retrouvées assassinées et affreusement mutilées. Elles avaient pour point commun de fréquenter le milieu de la nuit. Secondé par ses meilleurs amis Moussah, un colosse, et Deborah, friande de soirées animées, Fitz n’est certainement pas au bout de ses surprises. Une piste semble déjà s’avancer : les victimes auraient été vues en compagnie d’un homme barbu aux yeux bleus. Le principal suspect est un aristocrate aux traits hautains qui semble tout à fait coller avec ce portrait.

L’écriture est scolaire et je crois que j’aurais apprécié avoir encore plus d’action. Mais… enfin un polar qui sort de l’ordinaire : pas d’hémoglobine, et pour autant on ressent l’atmosphère terrifiante des victimes en prise avec le meurtrier. Olivier Gay a en effet eu la très bonne idée de réserver à son lecteur des passages mettant en scène le tueur. De plus, les personnages principaux disposent tous d’un bon capitale sympathie. J’ai adoré rencontrer les amis de Fitz. J’ai également apprécié le côté plongée dans Paris et le monde de la nuit.

L’écriture est soignée même si elle comporte quelques maladresses. Et un autre point positif : la présence d’une pointe d’humour. J’ai déjà envie de retrouver Fitz et ses acolytes dans Les mannequins ne sont pas des filles modèles et Je fais quoi du corps ?

En bref, une lecture parfaite pour faire une petite pause entre deux gros romans. Je n’ai pas eu de coup de cœur mais l’aventure reste plaisante. Et surtout le dénouement, les toutes dernières pages sont magnifiquement prenantes.

Extraits …

« Elle se retourna vers moi pour me fixer avec son drôle de sourire en coin.
– Tu connais Denver, le dernier dinosaure?
– Euh… ouais

Je fronçais les sourcils. C’était peut-être l’alcool, mais je ne comprenais pas où elle voulait en venir.

– Bah, tu vois, dans le générique, le gars dit que c’est son ami et bien plus encore. Qu’est-ce que tu crois qu’il voulait dire par là ? Tu penses qu’il y a anguille sous roche ? Tu penses qu’il est homo lui aussi ? »

« Elle maniait le tonfa, je me passais de la pommade anti-hémorroïdes sous les yeux. Nous étions parfaits l’un pour l’autre. »

« Je pouvais me permettre ce jugement sévère envers les charognards : j’en étais un moi-même. »

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