heart_4

9782290040997-185x300

Éditions J’ai lu, 2012 (126 pages)

Ma note : 16/20

Quatrième de couverture …

« Ce petit livre n’a pas d’autre prétention que de vous inviter à partager ce pique-nique. Entre gens qui s’aiment, et qui aiment la vie. » A. G.

La première phrase

« Je n’étais pas encore assise, une fesse en l’air et la main sur la portière, que ma belle-sœur m’agressait déjà :
– Mais enfin… Tu n’as pas entendu les coups de klaxon ? Ça fait dix minutes qu’on est là !
– Bonjour, je lui réponds. »

Mon avis …

Une jolie balade dans la campagne française, avec quatre frères et sœurs. Cette échappée belle est une parenthèse dans le quotidien de ces quatre personnes aux vies complètement opposées. Et l’ensemble est réussi. C’est frais, ça pétille comme une bulle de champagne, ça fait sourire, ça a le goût des vacances et d’un bon repas de famille.

Garance (la narratrice), Lola et Simon se retrouvent à l’occasion d’un mariage. Sur un coup de tête, ils font le choix de quitter la cérémonie laissant là les tantes, les oncles, les cousins et la belle-sœur agaçante pour rejoindre leur frère, Vincent. Bonheur des retrouvailles, joies simples et petits plaisirs de la campagne, confidences et fous rires sont au programme !

« Ce que nous vivions là, nous en étions conscients tous les quatre, c’était un peu de rab. Un sursis, une parenthèse, un moment de grâce. Quelques heures volées aux autres…

Pendant combien de temps aurions-nous l’énergie de nous arracher ainsi du quotidien pour faire le mur ? Combien de permissions la vie nous accorderait-elle encore ? Combien de pieds de nez ? Combien de petites grattes ? Quand allions-nous nous perdre et comment les liens se distendraient-ils ?

Encore combien d’années avant d’être vieux ? »

La plume d’Anna Gavalda m’a littéralement emportée. J’ai savouré les mots, les paragraphes, toutes les virgules de ce roman. A lire absolument si vous avez des frères et sœurs que vous adorez.

Extraits …

« Ma belle-sœur Carine a fait pharmacie mais préfère qu’on dise médecine, donc elle est pharmacienne mais préfère qu’on dise pharmacien, donc elle a une pharmacie mais préfère qu’on dise officine.
Elle aime bien se plaindre de sa comptabilité au moment du dessert et porte une blouse blanche de chirurgien boutonnée jusqu’au menton avec une étiquette thermocollante où son nom est écrit entre deux caducées bleus.
Aujourd’hui, elle vend surtout des crèmes raffermissantes pour les fesses et des gélules au carotène parce que ça rapporte plus, mais préfère dire qu’elle a optimisé son secteur para. »

« Le petit bourgueil était bien frais. Nous avons rongé des rillons, mordu dans des tartines de rillettes épaisses comme des édredons, savouré des tomates tièdes, du fromage de chèvre et des poires du verger. »

Publicités