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9782266218528-183x300

Éditions Pocket, 2012 (543 pages)

Ma note : 11/20

Quatrième de couverture …

Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l’adjoint au maire et de la presse locale ?
Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée -presque par inadvertance- à un membre de gang. S’engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux kleptomane, un vendeur de saucisses surdiplômé et une éléphante prénommée Sonja…

La première phrase

« On se dit qu’il aurait pu se décider avant et qu’il aurait dû au moins avoir le courage de prévenir son entourage de sa décision. »

Mon avis …

Sous forme de road movie, l’histoire d’un « super papy » (avec un sacré caractère) qui choisit de fuir sa maison de retraite plutôt que d’affronter les petits tracas d’un quotidien monotone. Il va se retrouver malgré lui dans des aventures rocambolesques. A priori, j’avais tout pour être séduite. L’intrigue annonce en effet un cocktail explosif d’humour et de bonne humeur. Finalement je n’ai pas été si emballée que ça, c’est un roman que j’ai lu sans déplaisir mais sans passion aucune. Deux éléments se mêlent au gré des chapitres : toute une partie « présent » où l’on retrouve Allan Karlsson dans sa folle cavalcade, ainsi qu’une partie présentant des flash-back (où il faut le dire, je me suis rapidement ennuyée).

Côté humour et situations cocasses, le contrat est parfaitement rempli. J’ai trouvé les personnages drôles et attachants. J’ai beaucoup aimé Mabelle et Sonja l’éléphante. Maintenant j’ai trouvé le tout longuet, lassant. Je crois que l’alternance entre les parties consacrées au passé ainsi qu’au présent du personnage principal y est pour beaucoup. De plus, certaines ficelles paraissent un peu grosses. Dés qu’il y a une petite note d’humour, je suis preneuse. Malheureusement, j’ai ici trouvé que l’auteur cherchait à en faire beaucoup trop : certaines situations sont à la limite de l’invraisemblable et restent peu crédibles. Oui je suis difficile, j’ai souvent besoin d’humour pour me faire rire et rêver, mais en même temps je préfère quand le tout reste un minimum réaliste. Pour finir, je n’ai pas non plus accroché au côté historico-politique de l’intrigue (les rencontres d’Allan avec Staline, Mao, De Gaulle ou encore Truman).

En résumé, j’ai été déçue de cette lecture. Si vous aimez l’originalité, allez-y malgré tout, peut-être que ce livre vous plaira. Pour ma part j’en resterai là. Je me suis ennuyée avec une partie « passé » trop présente à mon goût. Je m’intéressais en effet surtout au présent du personnage principal.

Extraits …

« Le centenaire se mit en route sur ses chaussons-pisse (on les appelle comme ça parce que les hommes d’un certain âge ont du mal à faire pipi plus loin que le bout de leurs chaussons). »

« Allan Karlsson n’attendait rien d’extraordinaire de l’existence. Il voulait un lit pour dormir, de la nourriture à volonté, de quoi s’occuper et un bon coup à boire de temps à autre. »

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