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Éditions Points, 2012 (575 pages)

Ma note : 11/20

Quatrième de couverture …

Juillet 1968, Juliette, Martine et Bénédicte quittent Pithiviers pour venir vivre à Paris. 18 ans, des défis plein les poches, une certitude : elles vont réussir. Mais le monde ne se laissera pas conquérir comme ça. La vie n’est ni un conte de fées, ni un film sur grand écran.

Ce roman d’apprentissage raconte les rêves et les appétits de toute une génération.

La première phrase

« Derrière le comptoir du Chat-Botté, Juliette peste. »

Mon avis …

J’ai une histoire plutôt particulière avec les romans de Katherine Pancol. D’un côté, mis à part pour Et monter lentement dans un immense amour, ces lectures s’accompagnent souvent de déception… pour autant, à chaque fois que je tombe sur la quatrième de couverture d’un de ses livres, j’ai toujours très envie de me plonger dans l’intrigue. Scarlett, si possible ne fait donc pas exception à la règle. Il s’agit déjà de ma quatrième rencontre avec l’auteure ! Un roman d’apprentissage sympathique, on y suit les aventures de ces trois jeunes filles avec plaisir. Cependant, j’ai trouvé la fin décevante et pas du tout à la hauteur de mes attentes.

Parmi les personnages principaux, nous retrouvons Juliette (je crois que c’est celle avec qui j’aurais eu le plus d’affinités) qui est certainement la plus indépendante, mais aussi la plus rêveuse. Elle cherche le grand amour, pour autant ses choix sont plus que douteux… De son côté Bénédicte, malgré sa froideur apparente, semble être la plus sensible et la plus vulnérable. Martine, quant à elle, est plus fofolle et excentrique.

Il y a donc plusieurs points auxquels je n’ai pas adhéré dans ce récit. En premier lieu, l’auteure nous livre très brièvement une sombre histoire de tueur en série, qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Je n’ai pas compris son intérêt et le rapport direct avec l’intrigue. En refermant le livre, j’ai également ressenti que bien qu’ayant à peine une vingtaine d’années, l’avenir de ces jeunes filles semblait déjà tout tracé. Le ton est plutôt pessimiste. Je n’ai pas non plus accroché au message de Katherine Pancol (malheureusement, ce n’est pas la première fois) qui semble dire qu’on ne peut réussir à la fois sa vie amoureuse, sa vie professionnelle et ses aspirations personnelles. En somme, il y aurait des choix, et donc des sacrifices à faire. Ce message ne m’a pas spécialement plu, je le trouve encore une fois relativement pessimiste.

Malgré tout, ce roman reste prenant et facile à lire. Si j’ai été déçue par la fin, j’ai trouvé intéressant le fait de restituer une image du passage de l’adolescence à l’âge adulte, à travers ces trois destins de femmes, et ce tout en étant en plein dans les sixties.

Extraits …

« J’aime un peu les petits pois, beaucoup les endives braisées, pas du tout les rutabagas, mais Roméo aime Juliette. Sans adverbe. »

« Elle n’avait que vingt ans mais, en ce moment, elle apprenait vite. Ce serait dur. Elle ferait encore des erreurs. Mais elle avait compris un truc : rien n’était gratuit. Il fallait voir les choses en face, ne pas se laisser abuser et se rappeler la vieille loi du troc. Donnant donnant : l’homme est un commerçant pour l’homme. On est soi-même son pire ennemi pour se troubler la vue, pour se raconter de belles histoires, parce qu’on veut toujours se donner le beau rôle. Et croire aux contes de fées, croire qu’on est la belle princesse endormie que le Prince Charmant va venir réveiller d’un baiser. Allongée sur le lit, les mains sur le ventre, peinarde en attendant qu’il franchisse les montagnes et les lacs, tue les dragons et les serpents, charme les crapauds et les licornes et vienne baiser votre cul de plomb… Que des mensonges ! On devrait brûler les contes de fées. Ne jamais les lire aux petites filles ! »

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