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Éditions Pocket, 2014 (187 pages)

Ma note : 13/20

Quatrième de couverture …

« Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dés lors, tout se fige en elle, à l’exception de son coeur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule. Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

La première phrase

« – Maman, s’il te plaît ?
– Clara, j’ai dit non. »

Mon avis …

Avec ce titre, j’étais séduite, je m’imaginais déjà lovée au chaud dans une couverture, une tasse de thé à la main. Le début du livre était plutôt prometteur. Malheureusement, dès l’arrivée de Diane en Irlande, j’ai commencé à déchanter. J’ai trouvé le tout un peu trop caricatural et parfois un peu agaçant. Il n’empêche que ce livre reste une jolie histoire de résilience, et une bonne lecture si l’on souhaite avant tout se divertir sans en attendre beaucoup plus.

Ce roman relate le quotidien de Diane, l’héroïne. Après la mort de son mari et de sa fille, la jeune femme sombre peu à peu dans la dépression. Pour se reconstruire, elle fait le choix de fuir son décor de tous les jours : c’est décidé, ce sera l’Irlande. Ça partait plutôt bien, même très bien. Diane est attachante, j’ai même eu l’impression de voyager et de me retrouver en plein dans ce petit village irlandais. Même si les clichés ne sont pas évités… un peu de vent, un pub et des bières : bienvenue en Irlande ! J’ai quand même réussi à adhérer à l’atmosphère, les pages tournaient l’une après l’autre. Et puis là, bim badaboum, le début d’une romance improbable. J’ai commencé à être déçue (et pourtant, je suis plutôt friande de romances dans les livres). J’étais quand même pressée de connaître la fin, de savoir si grâce à ses belles rencontres Diane allait réussir à se reconstruire. La fin m’a surprise, j’aurais souhaité tout autre chose. Disons qu’elle aura au moins eu le mérite de me surprendre.

Il s’agit globalement d’un lecture sympathique. J’ai beaucoup aimé les personnages, l’arrivée en Irlande. J’ai moins apprécié le final, le fait que le café littéraire de Diane (qui est le titre du livre) ne soit pas du tout le lieu central de l’intrigue et le côté caricatural un peu trop présent à mon goût : l’image du meilleur ami gay, le bel homme brun et mystérieux (désagréable et ours des cavernes) qu’on commence à détester… pour finalement ressentir de profonds sentiments pour lui. A lire pour se divertir, pendant les vacances ou le temps d’un week-end !

Extraits …

« Et depuis un an, je me répétais tous les jours que j’aurais préféré mourir avec eux. Mais mon cœur battait obstinément. Et me maintenait en vie. Pour mon plus grand malheur. »

« Fébrilement, je composai le numéro des Gens.
– Les Gens heureux picolent et s’envoient en l’air, j’écoute.
– Félix, soufflais-je. »

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