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Éditions Le livre de poche, 2014 (273 pages)

Ma note : 11/20

Quatrième de couverture …

Ferdinand vit seul dans sa ferme. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, il passe chez Marceline, sa voisine, et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. Très naturellement, ses petits-fils, les Lulus, lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas… Il finit tout de même par aller la chercher.

De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

La première phrase

« Le ventre bien calé contre le volant et le nez sur le pare-brise, Ferdinand se concentre sur sa conduite. »

Mon avis …

Un titre qui évoque presque immédiatement la chanson « La bicyclette » d’Yves Montand ! J’en avais entendu énormément de bien, aussi je me sentais curieuse et impatiente à l’idée de me lancer dans cette lecture. On y trouve une écriture simple ainsi que des chapitres courts et efficaces. Cependant, que de déception… Je m’attendais à des rires, à de la légèreté, à de la verdure, à des courses de vélo dans la campagne (bon là j’en fais peut-être un petit peu trop, je m’arrête donc ici). En tous cas malheureusement, je n’ai pas du tout trouvé ce que je cherchais.

L’idée de départ est cependant intéressante. Ferdinand, un fermier à la retraite se sent seul et s’ennuie depuis que son fils et sa famille ont quitté la ferme. Très vite, il se propose d’héberger Marceline, sa voisine, car la maison de la vieille dame a pris l’eau. S’ensuit un roman sur la solidarité intergénérationnelle, puisque d’autres personnages vont venir s’installer chez Ferdinand. Ce n’est qu’à la fin que le lecteur comprend l’utilité du titre, et découvre donc l’identité de Paulette. J’ai trouvé le tout plutôt longuet, alors même qu’en soi l’histoire n’est pas excessivement longue. Je n’ai pas non plus réussi à apprécier la fin, je trouve que tout se termine quelque peu en queue de poisson.

En bref, une lecture qui ne fait pas partie de mes coups de cœur. L’absence d’un « personnage chouchou » est peut-être aussi en cause, car cela m’a manqué. Une histoire sympathique car elle mélange générations et bons sentiments. J’ai trouvé le tout touchant, mais malgré tout pour moi c’est une lecture à réserver pour un dimanche pluvieux.

Extraits …

« Tout en retournant à sa voiture, Ferdinand essaye de mettre bout à bout ce qui vient de se passer : il y a cette dame qui a failli mourir asphyxiée, qui vit dans cette toute petite maison, à deux pas de chez lui, depuis des années, il a dû la croiser des centaines de fois, sur la route, à la poste, au marché, ne lui a parlé qu’à peine, du temps qu’il faisait, de ses récoltes de miel… Et là, paf ! il rencontre son chien… enfin, sa chienne… Mais, s’il ne s’était pas arrêté sur la route, tout à l’heure, pour la ramener, elle serait sûrement morte à l’heure qu’il est, cette Mme Marceline ! Et il n’y aurait eu personne pour s’en soucier. »

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