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9782743623487-192x300

Éditions Rivages, 2013 (429 pages)

Ma note : 20/20

Quatrième de couverture …

« Peut-être la plus belle, la plus profondément violente des histoires d’amour… L’un des plus beaux livres de tous les temps. » Georges BATAILLE

La première phrase

« 1801 – Je viens de rentrer après une visite à mon propriétaire, l’unique voisin dont j’aie à m’inquiéter. En vérité, ce pays-ci est merveilleux ! »

Mon avis …

Une magnifique histoire d’amour, de passion et de violence dans les landes battues par la pluie et le vent. Les Hauts de Hurlevent fait partie (avec Jane Eyre) de mes livres préférés. Je ne m’en séparerai jamais. J’ai beau le lire, le relire, je ne me lasse jamais de cette atmosphère si particulière, de ses personnages hauts en couleur, torturés mais étrangement attachants. C’est un roman que je trouve fabuleux, et que je graverai quelque part en moi, pour longtemps.

Ce roman, c’est avant tout la rencontre de deux êtres : Catherine Earnshaw et Heathcliff, un jeune bohémien recueilli par Earnshaw lui-même. Les deux enfants grandissent ensemble, se rapprochent. Tout du moins jusqu’à ce qu’ils fassent, au cours d’une promenade, la rencontre des Linton. Edgar et Isabelle vivent en effet non loin de Wuthering Heights, domaine solitaire et perché sur les hauteurs, que rien ne semble épargner du vent. Les années passent. Edgar tombe amoureux de Catherine, puis la demande en mariage. Blessé de se sentir éloigné de Catherine qui lui ressemble tellement, Heathcliff prend la fuite. Il reviendra quelques années plus tard, avec l’idée de mettre au point une sombre vengeance.

La beauté des descriptions, la puissance des personnages font qu’à chaque lecture, je suis tout simplement captivée, ce qui est plutôt étrange : il y a tellement de haine, de violence et d’injures. Catherine et Heathcliff sont haïssables et infects. Pour autant, la plume d’Emily Brontë est telle qu’elle réussit à nous les faire apprécier. Si mes personnages préférés restent Nelly, Cathy et peut-être Mr Lockwood, le personnage d’Heathcliff marque forcément l’esprit du lecteur tant il est d’une sauvagerie inouïe. On se retrouve vite emporté(e) dans les déboires des Earnshaw et des Linton, déboires qui vont s’étendre sur plusieurs générations (heureusement un petit arbre généalogique est là pour corriger nos étourderies).

En résumé, un roman sur la passion destructrice et la violence des sentiments. Emily Brontë nous livre une écriture riche et soignée, on sentirait presque le vent souffler dans les vieilles pierres de ce domaine délabré. Un immense coup de cœur ! Il ne me reste plus qu’à découvrir la plume d’Anne Brontë, que je ne connais pas encore.

Extraits …

« Asseyez-vous et restez à dîner avec nous ; un hôte dont on est assuré de ne plus recevoir la visite trouve généralement bon accueil. »

« – Puisse-t-elle se réveiller dans les tourments ! cria-t-il avec une véhémence terrible, frappant du pied et gémissant, en proie à une crise soudaine d’insurmontable passion. Elle aura donc menti jusqu’au bout ! Où est-elle ! Pas là… pas au ciel… pas anéantie… où ? Oh ! tu disais que tu n’avais pas souci de mes souffrances. Et moi, je fais une prière… Je la répète jusqu’à ce que ma langue s’engourdisse : Catherine Earnshaw, puisses-tu ne pas trouver le repos tant que je vivrais ! »

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