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9782253126621-T

Éditions Le livre de poche, 2013 (209 pages)

Ma note : 11/20

Quatrième de couverture …

La vie a tout offert à l’écrivain Balthazar Balsan et rien à Odette Toulemonde. Pourtant, elle est heureuse. Lui pas. Leur rencontre fortuite va bouleverser leur existence.

Huit récits, huit femmes, huit histoires d’amour. De la petite vendeuse à la milliardaire implacable, de la trentenaire désabusée à une mystérieuse princesse aux pieds nus en passant par des maris ambigus, des amants lâches et des mères en mal de filles, c’est une galerie de personnages inoubliables qu’Eric-Emmanuel Schmitt poursuit avec tendresse dans leur quête du bonheur.

La première phrase

« En cuir, l’intérieur de la Royce. En cuir, le chauffeur et ses gants. En cuir, les valises et les sacs bourrant la malle. »

Mon avis …

Il fallait bien que je sois un jour déçue en lisant Eric-Emmanuel Schmitt… C’est aujourd’hui le cas. Dans ce recueil, l’auteur signe huit nouvelles où les figures féminines sont mises en avant, point que j’apprécie généralement. Odette Toulemonde n’est pas, à mon sens, la nouvelle la plus représentative de l’ensemble. Je ne l’ai que moyennement appréciée. Les nouvelles restent globalement agréables à suivre, mais je trouve qu’elles ne sont pas si marquantes que ça. Vous l’aurez compris, j’ai le ressenti d’être plus ou moins passée à côté de cette lecture.

Ce recueil comprend huit nouvelles : Wanda Winnipeg, C’est un beau jour de pluie, L’intruse, Le faux, Tout pour être heureuse, La princesse aux pieds nus, Odette Toulemonde, Le plus beau livre du monde.

Odette Toulemonde

Balthazar Balsan, écrivain à succès, sombre dans la mélancolie lorsque les critiques descendent son dernier livre. De son côté, Odette Toulemonde, petite vendeuse belge, n’a qu’un rêve : rencontrer cet auteur qu’elle admire tant. Elle lui écrit une lettre afin de lui raconter son quotidien médiocre et tout le bonheur qu’elle ressent grâce à la lecture. Balthazar décide de la rencontrer pour se livrer à une véritable thérapie du bonheur. Je n’ai jamais vu le film avec Catherine Frot, aussi j’étais curieuse de découvrir cette nouvelle. Malheureusement, je l’ai trouvée peu crédible, et presque agaçante.

L’intruse

Ce récit met en scène Odile, une jeune trentenaire dont le mari est souvent absent. Un soir, terrifiée, Odile assiste à l’intrusion d’une vieille femme dans son appartement. Elle appelle alors la police, qui une fois arrivée sur les lieux ne trouve rien. La jeune femme fait changer les serrures, ce qui n’empêche pas l’intruse de réapparaître à plusieurs reprises… Une nouvelle triste, traitant de la maladie. J’ai été émue en la lisant. Je crois que c’est quasiment la seule du recueil que je garderai réellement en mémoire.

En bref, cette fois-ci je n’ai pas été séduite. Pourtant, Eric-Emmanuel Schmitt traite à nouveau du bonheur, des relations, du cheminement personnel en lien avec le temps qui passe, autant de thématiques très intéressantes à aborder lorsque l’on cherche à aller dans la profondeur, comme le fait généralement l’auteur avec extrêmement de finesse. Je crois que ma déception tient surtout énormément du fait que j’avais adoré La rêveuse d’Ostende : nouvelle magnifique et poétique. Dans un autre registre, celui du roman, j’avais aussi beaucoup apprécié La femme au miroir. J’ai trouvé Odette Toulemonde et ces sept autres nouvelles très en dessous… maintenant, elles constituent le tout premier recueil de nouvelles de l’auteur. Aussi puis-je vraiment lui en vouloir ? Suite au prochain épisode ! Je compte bien continuer avec E. E. Schmitt et ne pas m’arrêter sur cette déception.

Extraits …

(Odette Toulemonde) « Cher monsieur Balsan,
Je n’écris jamais car si j’ai de l’orthographe, je n’ai pas de poésie. Or il me faudrait beaucoup de poésie pour vous raconter l’importance que vous avez pour moi. En fait, je vous dois la vie. Sans vous, je me serais tuée vingt fois. Voyez comme je rédige mal : une fois aurait suffit ! »

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