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Éditions Deux coqs d’or, 1995 (138 pages)

Ma note : 14/20

Quatrième de couverture …

Respectueux des règles et des traditions de l’aristocratie anglaise, les Canterville possèdent un manoir hanté. Leur domaine est, en effet, « habité » depuis plus de trois siècles par le fantôme d’un ancêtre encombrant.
Particulièrement habile dans l’art d’effrayer ses descendants, ce spectre rend la vie de château difficile. De guerre lasse, les propriétaires cèdent la place à une famille américaine «moderne» et républicaine de surcroît. La rencontre entre le Nouveau Monde et la très sérieuse Angleterre sera joyeusement explosive.

La première phrase

« Lorsque Mr. Hiram B. Otis, le ministre américain, acheta le domaine de Canterville Chase, tout le monde lui dit qu’il faisait une folie car il n’y avait pas le moindre doute que le manoir fût hanté. »

Mon avis …

Cela fait déjà quelques temps que j’avais très envie de découvrir Oscar Wilde. Cette édition regroupe deux nouvelles de l’auteur, à savoir : Le fantôme de Canterville et Le millionnaire modèle. Si j’ai plutôt apprécié la première sans pour autant avoir un gros coup de coeur, j’ai en revanche été déçue par la seconde. Je pense pour autant continuer avec cet écrivain, notamment en lisant Le portrait de Dorian Gray

Le fantôme de Canterville

Une nouvelle sympathique à suivre. Je la découvrais pour la toute première fois. Elle dépoussière totalement le mythe du fantôme tel que nous avons l’habitude de le rencontrer dans la littérature, et je dois dire que cet aspect m’a beaucoup plu. Il faut dire qu’ici, ce sont les enfants qui se retrouvent à faire des tours au pauvre fantôme qui se retrouve bien embêté ! Dans cette nouvelle, Oscar Wilde distille donc une petite dose d’humour, j’ai adoré, tandis que j’ai été amusée par le côté caricatural entre la famille issue de l’aristocratie anglaise conservatrice et celle tout droit venue de l’Amérique aux mœurs plus libres, tout du moins pour l’époque. J’ai cependant été moins emballée par la fin, avec l’impression de ne pas avoir réussi à saisir toutes les allusions et messages cachés. Cette nouvelle reste malgré tout intéressante, principalement du fait qu’elle sorte des sentiers battus.

Le Millionnaire modèle

Oscar Wilde signe ici une nouvelle extrêmement courte. Hughie Erskine, le personnage principal, est amoureux et souhaite se marier. Ses maigres ressources pécuniaires risquent cependant de ne pas plaire au père de sa fiancée, et donc de compromettre le mariage. En visite chez un ami peintre, Hughie rencontre un mendiant qui n’est autre que le modèle de la peinture. Le trouvant pauvre et plutôt étrange, le jeune homme choisit de lui donner le reste de ses maigres économies. Malheureusement, je n’ai pas spécialement aimé cette nouvelle. J’ai trouvé le tout plutôt prévisible. Un peu déçue, je ne pense donc pas la relire.

Extraits …

(Le fantôme de Canterville) « Le bruit étrange se prolongea encore, et il entendit en même temps distinctement un bruit de pas. Il chaussa ses pantoufles, prit dans sa mallette une petite fiole oblongue, et ouvrit la porte. Juste en face de lui il vit, au pâle clair de lune, un vieillard d’aspect terrible. Il avait des yeux rouges pareils à des charbons incandescents ; une longue chevelure grise lui tombait sur les épaules en tresses entremêlées ; ses vêtements, d’une coupe ancienne, étaient salis et élimés. De lourdes menottes et des fers rouillés lui pendaient aux poignets et aux chevilles.
– Cher Monsieur, dit Mr Otis, permettez-moi vraiment d’insister auprès de vous pour que vous huiliez ces chaînes : je vous ai apporté à cette fin un petit flacon de lubrifiant Soleil Levant Tammany. »

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