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9782253166863-T

Éditions Le livre de poche, 2014 (185 pages)

Ma note : 07/20

La première phrase

« L’amour est un combat perdu d’avance. »

Mon avis …

J’étais impatiente de démarrer cette lecture et finalement… quelle déception ! Je n’ai aimé ni le fond, ni la forme. C’est franc, direct (ce qui est parfois appréciable) mais cru et extrêmement négatif. La première phrase du roman donne d’ailleurs tout de suite le ton de l’intrigue. Si intrigue il y a, puisque le personnage de Marc Marronnier n’est autre que Frédéric Beigbeder. Une forte part d’autobiographie donc. L’auteur tente de convaincre son lecteur que l’amour dure trois ans. Et pour cela, il a déjà une théorie toute avancée. J’ai été agacée du début à la fin par un personnage que j’ai trouvé pompeux et imbu de lui-même. Je n’ai pas non plus adhéré à la vision de l’amour que nous propose (impose ?) Frédéric Beigbeder. Si j’étais séduite par le fait de confronter mes points de vue et ressentis sur les difficultés liées au couple, au temps qui passe, aux compromis nécessaires pour qu’une histoire fonctionne, je n’y ai pas réellement trouvé mon compte tant le ton est désabusé, pessimiste à l’extrême. J’ai à nouveau été irritée par ce côté « j’ai raison », « mes vérités sont applicables à toutes les relations ». Pour le coup, je reste avec mon idée que l’amour n’a pas toujours de date de péremption.

Le pitch du roman est simple. Marc Marronnier, chroniqueur mondain, est en couple avec Anne. Leur relation a débuté suite à un coup de foudre partagé. L’auteur nous explique alors que si la première année tout n’est que passion, la deuxième année marque la transformation de l’amour en une forme de tendresse. Au cours de la troisième année, Marc en vient à ne plus supporter sa femme. Une nouvelle femme entre alors en scène : il s’agit d’Alice. Nous retrouvons régulièrement Marc Marronnier désemparé, enivré pour tenter d’oublier sa vie amoureuse chaotique.

Cette édition du roman proposée par Le livre de poche nous livre ensuite le scénario du film, écrit pour l’occasion par Frédéric Beigbeder lui-même. Je suis tombée sur le film, diffusé à la télé, juste après cette lecture. L’esprit du roman y est préservé, à quelques détails près puisque la fin est différente… J’ai préféré celle du livre qui termine tout de même sur une petite note positive. Le final de la version filmique nous laisse finalement plutôt dans le doute. Bizarrement, en visionnant le film, j’ai été moins agacée par le personnage de Marc (il faut dire que je ne me le représentais pas du tout sous les traits de Gaspard Proust. J’avais les traits de Frédéric Beigbeder en tête pour le coup). Quoi qu’il en soit, une lecture qui ne restera pas dans les annales, et que j’ai envie de très vite oublier.

Extraits …

« Un moustique dure une journée, une rose trois jours. Un chat dure treize ans, l’amour trois. C’est comme ça. Il y a d’abord une année de passion, puis une année de tendresse et enfin une année d’ennui. »

« Recette pour aller mieux. Répéter souvent ces trois phrases :
1) Le bonheur n’existe pas.
2) L’amour est impossible.
3) Rien n’est grave. »

Roman lu dans le cadre d’une lecture commune avec Virginie, son avis ici.

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