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Sortie : 18 mars 2015

Réalisation : Tim Burton

Avec Amy Adams et Christoph Waltz

Biopic, Comédie, Drame

Ma note : 16/20

Cela faisait déjà un petit moment que j’avais très envie d’aller le voir au cinéma. Emploi du temps serré oblige, je n’ai pu m’y rendre que samedi dernier. Ce film a été un quasi coup de cœur ! J’avais tellement peur de le rater et qu’il ne soit plus à l’affiche. Je vous avoue que j’appréhendais de le voir en vostr (je n’ai pas eu le choix étant donné que le seul cinéma de ma ville qui le projetait encore ne proposait pas la version française). Finalement je n’ai pas été embêtée du tout, au contraire… j’ai été on ne peut plus séduite, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Un joli film, aussi cruel que véridique puisqu’il retrace une partie de l’histoire de Margaret Keane, une jeune peintre en devenir lorsqu’elle débute ses toiles.

A la fin des fifties / début des sixties, le peintre Walter Keane connaît un succès grandiose. Ses tableaux représentent des enfants avec de grands yeux mélancoliques (les Big Eyes). Lorsque Margaret le rencontre, c’est le coup de foudre. Un mariage s’organise rapidement. Il faut dire qu’ils semblent tous deux partager une grande passion : la peinture. Un contrat est tacitement mis en place entre les époux : Margaret peint et s’adonne donc à sa passion, son mari en assure la promotion et leur construit un avenir dans les hautes sphères… Cependant, au bout de quelques années, le vernis craque. Derrière l’image parfaite du mari idéal, Walter Keane nous apparaît alors manipulateur et monstrueux.

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J’ai été séduite par l’ambiance colorée de l’époque. Robes évasées, décor vintage : tout est construit pour un véritable voyage dans le temps. La photographie, l’esthétisme sont donc magnifiques. Ajoutons à tout ceci la belle prestation de Christoph Waltz en homme qui sait parfaitement charmer son monde tout en possédant quelques travers effrayants. Margaret, interprétée par Amy Adams, déborde de sensibilité. Si elle apparaît plutôt fragile du fait de son vécu au tout début de l’intrigue, j’ai apprécié la voir grandir et évoluer pour devenir une femme forte prête à tout pour protéger sa fille ainsi que sa personne. Le spectateur suit la destruction progressive de ce couple hors du commun.

Je m’attendais cependant à plus de détails visant à davantage découvrir le monde de l’Art nord-américain de cette époque. La scène au tribunal est également plutôt ridicule (surjouée ?). Néanmoins, au vu de la performance de Walter Keane, j’ai tout de même réussi à me laisser embarquer. La scène où il poursuit Margaret et sa fille dans leur villa est angoissante au possible (avec les allumettes enflammées qu’il fait passer par la serrure de la porte)…

En résumé, j’ai été touchée par ce film. J’ai également été contente de retrouver Lana Del Rey le temps d’une chanson. Je me suis sentie émue à la toute fin du film lorsqu’une photo représentant Amy Adams accompagnée de Margaret Keane (la vraie), est mise en avant. Un Tim Burton que je vous recommande fortement.

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