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9782253011842-T

Éditions Le livre de poche, 2014 (247 pages)

Ma note : 17/20

Quatrième de couverture …

Ce roman, dont Alexandre Dumas fils tira aussi un drame, est inspiré de l’existence authentique de Marie Duplessis. Merveilleusement belle et intelligente, cette courtisane fut adorée du Tout-Paris et de l’auteur lui-même. Il dut renoncer à elle, car il n’était pas assez riche. Verdi fit de ce drame un opéra sublime, La Traviata.
Armand et Marguerite vivent un amour immense qui survit à tous les obstacles et à toutes les tromperies. Le père d’Armand interdit cet amour inconvenant. Mais rien n’aura empêché le bonheur d’aimer, la virginité retrouvée, l’argent et les conventions dédaignés. L’amour véritable, c’était pour Marguerite l’espoir, le rêve et le pardon de sa vie. Tout lui fut donné, mais à quel prix !

La première phrase

« Mon avis est qu’on ne peut créer des personnages que lorsque l’on a beaucoup étudié les hommes, comme on ne peut parler une langue qu’à la condition de l’avoir sérieusement apprise. »

Mon avis …

Une merveilleuse histoire d’amour ! Je suis très contente de m’être plongée dans ce roman, j’ai ressenti un tel attachement pour Marguerite et Armand, et ce de manière égale ce qui était plutôt inattendu. Le style d’écriture est simple. Tout est concentré sur l’intrigue et les sentiments des personnages. Alexandre Dumas fils sait parfaitement retranscrire la magie des émotions. Je ne savais pas que pour écrire ce livre, il s’était fortement inspiré de sa relation avec Alphonsine (dite Marie) Duplessis. Je crois que ceci a d’autant plus ajouté de réalisme au dénouement tragique de l’intrigue. Un grand classique qui restera un bon souvenir.

Camélias blancs, camélias rouges, ces fleurs sont présentes tout au long du récit. Marguerite est une courtisane. Elle a vingt ans, la tuberculose. Elle préfère oublier sa maladie pour profiter de la vie dans un tourbillon de fêtes et de soirées. Quand Armand la voit pour la première fois, il en tombe tout de suite amoureux. Un amour qui restera caché jusqu’à ce que quelques années plus tard, le destin lui offre un coup de pouce en organisant une vraie rencontre. La Dame aux camélias évoque de jolies scènes d’amour mais il se fait également roman de l’amour passion (cette histoire est belle car on la ressent sincère), de l’amour possessif (en effet comment partager une femme avec d’autres hommes lorsqu’on l’on aime éperdument), de l’amour sacrifié (mentir et renoncer en pensant protéger l’autre du déshonneur). Alors, je ne sais pas si comme Armand j’aurais pu aller aussi loin dans le but de me venger par amour, mais j’ai pu comprendre ses réactions. J’ai évidemment ressenti une grande colère contre son père, et c’est ce qui fait tout le tragique de l’histoire. Victime du préjugé qu’une femme entretenue n’aurait pas de vertu, Marguerite en paiera le prix cher, mais montrera au lecteur qu’elle est prête à bien des choses pour s’autoriser à tomber amoureuse.

Mon seul conseil : ne passez pas à côté de La Dame aux camélias !

Extraits …

« – Et quand vous reverrai-je ? dis-je en la pressant dans mes bras.
– Quand ce camélia changera de couleur. »

« Adieu ma chère Marguerite ; je ne suis pas assez riche pour vous aimer comme je le voudrais, ni assez pauvre pour vous aimer comme vous le voudriez. Oublions donc, vous un nom qui doit vous être à peu près indifférent, moi, un bonheur qui me devient impossible. »

Roman lu dans le cadre d’une lecture commune avec Readingdong, son avis ici.

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