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Éditions du Masque, 1988 (191 pages)

Ma note : 15/20

La première phrase

« Le Rd Parfitt était encore tout haletant. Courir pour prendre le train n’était plus guère de son âge. »

Mon avis …

Je suis aujourd’hui très contente de vous retrouver pour vous présenter un nouveau billet consacré à la Reine du crime : Agatha Christie. Après mon gros coup de coeur suite à ma lecture des Dix petits nègres, j’avais en effet hâte de retrouver cette auteure. Je suis tombée sur une vieille édition dans la bibliothèque de mes grands-parents (qui fourmille d’ailleurs de petits trésors), et je n’ai pas pu résister quant à l’emprunter. [Je n’ai donc pas fait d’entorse à mon challenge « à bas la PAL ! » auquel je participe avec mes copinautes Carnet Parisien et Rp1989, je ne craquerai pas !]. Mon ressenti : Agatha Christie est décidément une femme qui a du génie. Je suis à nouveau loin d’être déçue avec ce recueil comportant dix nouvelles. Certaines sont plus prévisibles que d’autres, mais elles restent ô combien délicieuses. Mes nouvelles préférées sont Jane cherche une situation, Le vase bleu et La métamorphose d’Edward Robinson.

Ce recueil comprend dix nouvelles : Une jeune fille dans le train, L’épouse délaissée, L’officier en retraite, Le signal rouge, Le miroir, Fleur de magnolia, Le vase bleu, Jane cherche une situation, La vivante et la morte, La métamorphose d’Edward Robinson.

Jane cherche une situation

A la recherche d’un emploi bien rémunéré, Jane, une jeune femme parfaite sous tous rapports, se retrouve malgré elle entraînée dans une sombre affaire de vol. Si seulement elle n’avait pas accepté de prendre la place, l’espace de quelques jours, d’une riche princesse… J’ai littéralement dévoré cette nouvelle. L’atmosphère monte petit à petit, j’ai tout de suite éprouvé de la sympathie vis-à-vis de notre héroïne (même si elle peut paraître un brin naïve). J’ai beaucoup aimé le dénouement. Une lecture que je ne regrette donc pas, je place cette nouvelle parmi mes favorites du recueil.

Le vase bleu

Agatha Christie nous livre ici une nouvelle pour le moins insolite. Sur un parcours de golf, Jack Harington, un jeune homme londonien, se retrouve paniqué lorsqu’il prend conscience d’un phénomène pour le moins étrange : chaque matin, aux alentours de 7h25, il est seul à entendre une voix féminine s’écrier « Au secours ! A l’assassin ». Plaisanterie ou hallucinations auditives, ses recherches finissent par l’amener vers un petit cottage habité par un homme malade et sa fille. Une nouvelle intéressante qui, je trouve, sort des sentiers battus. Étant une adepte des histoires de revenants, cette intrigue ne pouvait qu’attirer mon attention. Même si je me doutais quelque peu du final, cette nouvelle reste très plaisante à découvrir.

La métamorphose d’Edward Robinson

Suite à l’achat d’une voiture de course, Edward, en manque de piquant dans sa vie, est bien loin d’imaginer ce qui l’attend. Une jolie rencontre romantique, des diamants : voici de quoi ressentir le goût de l’aventure et retrouver une pointe d’adrénaline. Il s’agit de ma nouvelle préférée. Je ne sais si c’est pour l’atmosphère de l’intrigue ou pour ce début de rencontre amoureuse, mais je me suis plu à avancer dans l’intrigue en même temps qu’Edward.

Agatha Christie a décidément un style d’écriture qui n’appartient qu’à elle. Vous l’aurez compris, j’ai à nouveau été séduite. J’ai retrouvé Mrs Oliver avec plaisir, j’ignorais d’ailleurs qu’elle avait travaillé de mèche avec Mr Parker Pyne… En l’espace de quelques lignes, l’auteure réussit la prouesse de nous transporter dans une atmosphère différente pour chaque nouvelle. Je pense que je la préfère néanmoins dans le registre du roman, ces dix nouvelles ont tendance à se clôturer bien trop rapidement à mon goût. Je n’ai cependant pas été déçue, je conseille donc ce recueil à tous les adeptes de la romancière. Il m’a en tous cas donné envie de lire/relire tous ses romans (j’en ai donc pour un certain temps), mais surtout de retrouver son fameux Hercule Poirot.

Extraits …

(Le vase bleu) « Jack regarda autour de lui avec la vague idée qu’il allait voir un cadavre sur le sentier. Il était sûr d’avoir entendu un cri et il leva les yeux vers les fenêtres de la petite maison. Tout y paraissait calme et paisible. »

(La métamorphose d’Edward Robinson) « Il rejoignit sa voiture et se remit en route, un peu grisé encore. Puis avec un profond soupir, il revint à lui et plongea la main dans la boîte à gants, à la recherche du cache-nez qu’il y avait mis le matin.

Mais elle était vide… Non pas tout à fait, cependant. Elle contenait quelque chose de dur, comme une poignée de cailloux.

Il enfonça la main plus avant. L’instant d’après, il regardait, frappé de stupeur, l’objet qu’il tenait entre ses doigts : un collier de diamants qui jetaient mille feux au clair de lune. »

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