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9782702441602-G

Éditions du Masque, 2014 (345 pages)

Ma note : 16/20

Quatrième de couverture …

Les univers les plus glamours sont parfois les plus cruels.
À l’aube d’un concours de mannequins qui aurait pu changer sa vie, la belle Cerise disparaît sans laisser de traces. Moussah, son compagnon, décide de mener l’enquête en marge de la police. Pour cela, il fait appel à ses amis, Deborah, prof de ZEP cocaïnomane, et surtout John-Fitzgerald, surnommé Fitz, noctambule, dragueur, grande gueule et dealer notoire.
Meurtre ? Enlèvement ? Qui donc avait intérêt à ce que Cerise disparaisse ? Fitz va devoir payer de sa personne au milieu de créatures aussi secrètes que magnifiques, aussi dangereuses que candides, lui qui a toujours eu un faible pour les filles modèles.

La première phrase

« Philippe tira les rideaux pour observer la rue. Il était une heure du matin ; l’enseigne au néon du kebab d’en face se détachait dans la semi-pénombre. »

Mon avis…

Lorsque j’ai lu Les talons hauts rapprochent les filles du ciel, j’étais restée sur un ressenti mitigé (mais si rappelez-vous. Si vous le souhaitez, vous pouvez aller faire un petit tour sur mon billet du mois de janvier). J’y avais trouvé un polar original mais… un poil plus d’action aurait été le bienvenu. Malgré le retournement de situation à la toute fin du livre qui m’avait captivée ! Et puis finalement, au fil des mois… j’ai eu envie de retrouver les personnages d’Olivier Gay. Il faut dire que je les aime beaucoup. Fitz me fait rire, j’apprécie Deborah et surtout l’humour de l’auteur, distillé tout au long du roman. Cette fois-ci, je dois dire que j’ai réellement été séduite. Des personnages drôles et attachants, de l’humour, des fausses pistes, un final explosif : cela fonctionne très bien. Je n’ai qu’une hâte, me plonger dans le troisième opus (Mais je fais quoi du corps ?). J’espère être tout aussi charmée, et peut-être cette fois-ci découvrir une intrigue centrée sur Deborah qui sait.

Les mannequins ne sont pas des filles modèles plonge le lecteur dans le monde de la mode et du mannequinat. Cette fois-ci, l’intrigue est davantage centrée sur Moussah qui est tombé amoureux de la jolie Cerise, mannequin de son état. Cette dernière s’apprête en effet à concourir pour devenir l’égérie d’une agence de mode. Toute la petite bande est alors invitée aux épreuves éliminatoires. Fitz fait ainsi la connaissance d’Aurélie, principale concurrente de Cerise. Love at first sight si ce n’est qu’Aurélie se révèle être calculatrice et prête à tout pour remporter la victoire. Lorsque Cerise disparaît mystérieusement quelques temps plus tard et sans prévenir personne, c’est le choc. Moussah réussit à convaincre ses amis de l’aider afin de retrouver sa petite amie.

Si le rythme est moins prenant que dans le premier roman : nous sommes sur un enlèvement et non plus sur la piste d’un tueur en série, je n’en ai étrangement pas moins aimé ce livre. Je me suis sentie plus proche des personnages. Certaines situations sont convenues et il y a également quelques clichés mais j’ai ri, j’ai été emballée et j’ai une nouvelle fois été bluffée par le final. Si vous cherchez un polar drôle tout en sortant des sentiers battus : n’hésitez pas à découvrir l’auteur par l’intermédiaire des aventures de Fitz ! D’autant plus que les enquêtes peuvent facilement se lire indépendamment les unes des autres.

Extraits …

« Pour la première fois, je me pris à penser que nous ne chassions pas des moulins à vent. Cerise s’était bien fait enlever, et c’était bien ce foutu concours qui était en cause, et c’était bien l’une de ces filles qui avait fait le coup. Restait à savoir laquelle. »

« – Elle a disparu ? Tu veux dire, comme dans un roman policier ? Mais c’est fa-bu-leux ! Il faut que tu me racontes ça, j’ai toujours rêvé de participer à une enquête !
Ah, je m’étais trompé. 30% neutre, 70% folle. »

« – Boys don’t cry, Mouss, murmurai-je d’un ton gêné.
– Ta gueule, fut la réponse étouffée par le coton de mon T-shirt – un Givenchy à deux cents euros, merde. »

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