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9782253099819-T

Éditions Le livre de poche, 2015 (330 pages)

Ma note : 15/20

Quatrième de couverture …

Le hasard n’existe pas ! Aurélie, jeune propriétaire d’un restaurant parisien, en est convaincue depuis qu’un roman lui a redonné goût à la vie après un chagrin d’amour. A sa grande surprise, l’héroïne du livre lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Intriguée, elle décide d’entrer en contact avec l’auteur, un énigmatique collectionneur de voitures anciennes qui vit reclus dans son cottage.
Qu’à cela ne tienne, elle est déterminée à faire sa connaissance. Mais l’éditeur du romancier ne va pas lui faciliter la tâche…
Au sein d’un Paris pittoresque et gourmet, Le Sourire des femmes nous offre une comédie romantique moderne, non sans un zeste de magie et d’enchantement.

La première phrase

« L’année dernière, en novembre, un livre m’a sauvé la vie. Je sais que cela semble très peu vraisemblable. »

Mon avis …

Repéré sur le joli blog de Quai des proses, ce roman avait déjà de nombreux arguments pour me plaire : sa couverture, son résumé, la promesse d’une comédie romantique toute légère en plein cœur de Paris… J’ai ainsi pu découvrir l’écriture de Nicolas Barreau, auteur franco-allemand. Il y a des livres qui redonnent foi en l’amour quand on a à nouveau besoin d’y croire : celui-ci en fait justement partie. J’ai passé un bien agréable moment, même si le tout est relativement prévisible il faut le dire. En bref, un roman qui remplit son rôle à merveille puisqu’il m’aura fait rêver et oublier pendant un temps les petits tracas du quotidien. C’est frais, et c’est très mignon. Une vraie bouffée d’oxygène.

Aurélie a hérité du restaurant familial, « Le temps des cerises », précédemment tenu par son père. Une rupture sentimentale inattendue la plonge peu à peu dans la déprime. Depuis lors, la jeune femme peine à sortir la tête de l’eau malgré les bons soins de sa meilleure amie. Du moins, jusqu’à ce qu’elle croise un petit livre tout simple dans une librairie. Les coïncidences pleuvent. Aurélie en est persuadée, la protagoniste du roman lui ressemble étrangement. Quelques temps plus tard, notre héroïne n’aura donc qu’une seule idée en tête : rencontrer Robert Miller, l’auteur de ce livre. Mais André Chabanais, éditeur dans une petite maison d’édition, entend bien lui mettre des bâtons dans les roues.

Ce roman n’évite malheureusement pas les clichés : le Paris dessiné en ville romantique par excellence, les dîners aux chandelles, la séduction par la cuisine, les vieilles librairies. Mais bizarrement, je ne me suis pas sentie gênée outre mesure. Les personnages sont tous attachants à leur manière. Beaucoup de passages m’ont fait rire. Et… petit bonus en annexe où l’auteur nous livre le menu d’amour par excellence que le père d’Aurélie a légué à l’héroïne. Bon, je ne pense pas le tester mais ce détail aura réussi à me faire sourire.

En résumé, un roman prévisible et cousu de fil blanc. Nicolas Barreau nous livre très vite ce qui se trame derrière l’intrigue. Le dénouement n’est pas non plus des plus surprenants. Malgré tout, il y a de la fraîcheur, du romantisme. Un bon roman feel-good idéal pour les lectures de cet été. J’ai aimé détester Christian en homme lâche qui quitte Aurélie en disparaissant brutalement de son quotidien. Tout comme j’ai adoré rêver et m’interroger sur le pouvoir du hasard.

Extraits …

« Parfois, on s’en va pour arriver quelque part. Et parfois, on s’en va juste pour marcher, et marcher, et marcher encore, jusqu’à ce que le brouillard se dissipe, que le désespoir s’atténue ou qu’on arrive au bout d’une pensée. »

« C’était ce sourire qui m’avait ensorcelé et empli de joie, même s’il ne m’était pas destiné. Debout devant la vitre comme un voyeur, je n’osais pas respirer, tant ce moment m’apparaissait parfait. La porte du restaurant s’ouvrit, des gens sortirent dans la rue en riant, le moment était passé, la belle jeune femme se retourna et disparut, et je repris ma route. »

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