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Éditions Bayard, 2015 (409 pages)

Ma note : 11/20

Quatrième de couverture …

Angleterre, 1852. Katharine est envoyée par sa tante et tutrice au manoir de Darkwind où vit son oncle Tulman. Elle doit prouver que celui-ci a perdu la raison et le faire interner pour qu’il cesse de dilapider la fortune familiale. A Darkwind, Katharine rencontre un vieil homme excentrique, mais surtout génial, qui se consacre à l’invention de fascinants automates.  À ses côtés, travaillent des dizaines de personnes qu’il a arrachées à la misère. Katharine doute : l’héritage familial mérite-t-il qu’on sacrifie son oncle et les familles qu’il protège ? Pour le savoir, elle décide de rester un mois à Darkwind. Trente jours au cours desquels elle se rendra complice d’espionnage, échappera de justesse à la mort et tombera amoureuse…

La première phrase

« Juin 1852

Un soleil éclatant et un ciel bleu azur n’étaient pas les conditions idéales pour envoyer un oncle à l’asile. »

Mon avis …

Je tiens tout d’abord à remercier les Éditions Bayard ainsi que la Masse Critique Babelio pour l’envoi de ce roman jeunesse. Je trouve la couverture très jolie, et j’ai réellement pris plaisir à découvrir un livre vers lequel je ne me serais peut-être pas tournée spontanément. Plusieurs éléments avaient bien sûr pour autant retenu mon attention : le cadre de l’intrigue (un mystérieux manoir situé en plein cœur de la campagne anglaise), la période historique (vous commencez à le savoir, j’apprécie lire des romans se déroulant au XIXème siècle). Mon bilan : j’y ai trouvé de très bonnes choses, tout comme j’ai été déçue par certains points. Je n’ai malheureusement pas été conquise, et je compte bien vous expliquer pourquoi après un bref résumé de l’intrigue.

Katharine est une jeune orpheline de 17 ans. Sans le sou, elle se voit obligée de vivre aux crochets de sa tante, Alice, avec qui elle n’a que très peu d’affinités. Celle-ci lui confie une mission : se rendre chez son oncle, pour prouver qu’il n’est pas apte à gérer la fortune familiale. Une fois arrivée sur les lieux, Katharine découvre alors un univers pour le moins atypique. Le manoir Darkwind est constitué de pièces entièrement décorées en rose, son oncle s’avère être quelque peu farfelu et se passionner pour la réalisation d’étranges automates. Sans compter que les habitants du domaine sont loin de lui réserver un accueil des plus chaleureux…

Afin d’esquisser le sombre manoir de Darkwind, Sharon Cameron précise s’être inspirée de l’abbaye de Welbeck, située en Angleterre. Étant une grande adepte de châteaux et manoirs en tout genre, ceci n’a pu que fortement me plaire. Je n’ai pas pu m’empêcher de me renseigner sur l’abbaye. A travers le personnage de Katharine, l’auteure nous livre une héroïne attachante, mais qui surtout est loin d’être une écervelée. Douée en mathématiques, indépendante et faisant fi du qu’en-dira-t-on, j’ai trouvé son portrait plutôt intéressant. Les personnages secondaires ne sont pas en reste. J’ai surtout apprécié Davy, le petit garçon touché par le mutisme (j’avais envie d’en savoir plus, et surtout que Katharine parvienne à tisser un lien avec lui). Et ensuite… C’est justement là que les choses se gâtent.

Pour un roman jeunesse, je trouve déjà qu’il s’agit d’une intrigue assez difficile à suivre pour ce qui est d’en comprendre tous les rouages. Surtout lorsque l’on approche du final… Heureusement, il y a de l’action, le lecteur n’a donc pas le temps de s’ennuyer. J’ai malheureusement trouvé que c’était trop, que certains éléments, un peu trop tirés par les cheveux, desservaient le livre. Je pense notamment au dôme en verre, ou encore à l’épisode final avec l’écluse. Ils m’ont paru peu crédibles, et je n’ai donc pas accroché du tout à ce final proposé par l’auteure. C’est quand même dommage. Disons que j’ai préféré le tout début du roman avec l’exploration du manoir, la rencontre de Katharine avec son oncle et les autres protagonistes. Enfin, si Sharon Cameron nous plonge dans une atmosphère victorienne, elle n’hésite pas à faire appel à son imagination et à en détourner certains codes. Si certains petits détails m’ont fait sourire, je suis restée plutôt dubitative avec d’autres. L’auteure transforme ainsi une salle de balle en une véritable piste de patins à roulettes !

En bref, une héroïne sympathique, qui se retrouve rapidement en danger (j’ai malheureusement deviné assez vite ce qui se tramait, sans pour autant avoir la bonne identité du / de la coupable). De l’action il y en a, mais j’ai trouvé le tout peu crédible à mon goût. J’ai le ressenti que c’est le genre de lecture que j’aurais peut-être davantage apprécié dans une version cinéma.

Extraits …

« – Quand mon oncle dîne-t-il, madame Jefferies ?
– Dans une heure et dix-sept minutes. Et Dieu nous garde d’avoir ne serait-ce qu’une minute de retard.
J’ai haussé un sourcil. Ainsi mon oncle était un homme ponctuel, comme tante Alice. Par la fenêtre, j’ai jeté un coup d’œil au soleil qui baissait dans le ciel et j’ai retenu un soupir. »

« Nous vivons une époque formidable, mademoiselle. Nous sommes à l’orée d’une ère où plus rien ne pourra échapper à notre contrôle, pas même la lune, les étoiles ou la vie ! »

Roman lu dans le cadre de la Masse Critique Babelio

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