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Éditions Le livre de poche, 2015 (307 pages)

Ma note : 11/20

Quatrième de couverture …

Une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye postkadhafiste. Une histoire d’amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle. Les tribulations d’un fakir devenu culte.

La première phrase

« Le premier mot que prononça l’Indien Ajatashatru Lavash Patel en arrivant en France fut un mot suédois. Un comble !

Ikea. »

Mon avis …

Autant dire les choses telles qu’elles sont, je n’ai pas été captivée du tout. Derrière ce titre à rallonge et la couverture jaune flashy, je me sentais pourtant extrêmement intriguée : quel rapport entre un fakir et une simple armoire Ikea ? J’ai donc ouvert ce roman avec un vif enthousiasme, et puis très vite… il fallait se rendre à l’évidence, ça a été une déception. Disons simplement que le tout est beaucoup trop farfelu à mon goût et peu crédible… (en même temps, il fallait s’y attendre). Je n’ai été séduite ni par l’intrigue, ni par l’histoire d’amour à laquelle je n’ai pas réussi à croire une seule seconde. Quel dommage ! Si je suis fan des jolis titres à rallonge de Romain Puértolas, je crois que dorénavant je passerai mon chemin. Je vous le conseille pour autant si vous attendez un roman rempli d’autodérision et si vous aimez les road-trip. En ce sens, ce livre m’a énormément fait penser au Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (je ne l’avais pas apprécié pour les mêmes raisons). Si vous avez eu un coup de cœur pour ce dernier, précipitez-vous sur ce roman mettant en scène un fakir et… ses nombreuses aventures, car il risque alors de vous plaire !

Lorsqu’un indien du Rajasthan, Ajatashatru Lavash Patel, arrive à Paris, il saute très vite dans un taxi conduit par un gitan parisien. Sa mission : trouver un lit clouté chez Ikea ! Seulement en escroquant le chauffeur de taxi, il commet une terrible erreur. Celui-ci est en effet bien décidé à le retrouver, et à se venger. S’ensuivront tout un tas d’aventures pour notre petit fakir, se retrouvant par inadvertance bloqué dans une armoire. Au programme : l’Angleterre, l’Espagne, la Libye, mais aussi la rencontre de passagers clandestins ou encore de Sophie Morceaux (comprenez Sophie Marceau), célèbre actrice de passage en Italie !

Si le roman nous promet sur le papier de franches rigolades, je dois avouer que non je n’ai pas éclaté de rire mais que j’ai quand même souri à plusieurs reprises. En revanche, je ne sais pas si j’adhère à 100% à l’humour de Romain Puértolas. Si au départ ses jeux de mots un peu faciles (mais rigolos) m’ont fait sourire, je vous avoue m’être lassée au bout d’un moment. Dommage. Le style littéraire est quand à lui léger, aéré. L’intrigue se suit facilement. Donc pourquoi pas un petit « roman plage » pour cet été s’il vous tente ? J’ai lu il y a quelques temps qu’une adaptation au cinéma était prévue (même si je n’en connais pas la date). Je ne pense pas que je la suivrai de près, mais je suis très curieuse de voir le visage du héros porté sur écran !

En bref, un récit qui ne restera pas dans mes intemporels. Je veux bien un peu de burlesque, mais il faut que le tout reste vraisemblable… Je ne pense pas lire d’autres romans de l’auteur au vu de ma déception. Pour autant, je ne peux que saluer l’originalité de ce roman, certaines répliques drôlissimes, et surtout l’idée d’un héros-fakir qui redonne quelques couleurs à une intrigue dans laquelle je me suis quand même bien ennuyée.

Extraits …

« – Ikea ?
– Ikeaaa.
– Lequel ? Heu… What Ikea ? avait bafouillé le chauffeur, apparemment aussi à l’aise en anglais qu’une vache (sacrée) sur une patinoire. »

« Après s’être assuré que le vendeur parlait anglais, Ajatashatru lui demanda s’ils avaient en exposition le tout dernier modèle de lit à clous Kisifrøtsipik. »

« Durant tout le voyage vers la maison (la caravane), Gustave maudit l’Indien entre ses dents. Il n’écouta même pas son CD des Gipsy Kings qu’il avait toujours dans le lecteur, c’est dire s’il était énervé. »

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