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Éditions Charleston, 2015 (437 pages)

Ma note : 16/20

Quatrième de couverture …

Chloé, 28 ans et Parisienne jusqu’au bout des ongles, enchaîne les histoires d’amour catastrophiques. Un jour, elle conclut un pacte avec son amie Constance. Chloé devra s’exiler en pleine campagne avec l’interdiction d’approcher un homme et réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Constance, incorrigible romantique, s’engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu.
De Paris aux vignobles du Bordelais en passant par Londres, cet étrange pari entraînera les deux amies bien plus loin que prévu…
Réussiront-elles à tenir leur engagement ?

La première phrase

« 13 février 2013 – 20h45

Anniversaire de Greg annulé à la dernière minute pour cause de migraine atroce. Je serai au lit d’ici quinze minutes avec Raison et Sentiments et ma nouvelle tisane anti-gueule de bois verveine-menthe-citrate-de-bétaïne. »

Mon avis …

Chloé et Constance sont deux amies au caractère diamétralement opposé qui cumulent… les galères sentimentales. Experte en séduction, Chloé Lacombe n’arrive pas à oublier son ex, pourtant fiancé à une autre femme. Incorrigible romantique, Constance Delahaye a deux passions : les romans de Jane Austen et l’Angleterre. Elle désespère de rencontrer un jour son Monsieur Darcy. Afin de mettre fin à ce cercle vicieux, nos deux héroïnes concluent un pacte. Chloé devra s’exiler à la campagne, pour oublier les hommes, surtout son ex, et s’attabler à réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Constance devra mettre fin à ses vingt-neuf mois de « No sex land », en couchant avec un inconnu, avant d’oser aborder le beau Tristan, rencontré il y a deux ans.

Un roman frais et moderne, qui fait du bien du moral et qui ne manque pas de punch. Autant vous l’avouer, dès les premières lignes je savais déjà que j’allais l’adorer. Par le biais d’un récit à deux voix, nous alternons entre le point de vue de Chloé et celui de Constance. Si je me suis davantage identifiée au personnage de Constance, j’ai beaucoup ri face aux tribulations de nos deux copines. Car de l’humour, l’auteure n’en manque pas. Et c’est aussi ce que j’ai grandement aimé avec ce roman, véritable concentré de rires et de bonne humeur. Il m’a suffit de lire la scène du cours de yoga, ou encore les péripéties de Constance (aux prises avec des cours de séduction afin de se transformer en femme fatale) pour esquisser de nombreux sourires.

Au-delà des problèmes de cœur des deux jeunes femmes, Marie Vareille aborde bien d’autres thématiques : la question de l’épanouissement dans le milieu professionnel, les difficultés familiales ou encore le décès d’un proche. Les moments de rires alternent donc avec des scènes plus sombres, mais d’autant plus émouvantes.

En conclusion, même si le tout s’essouffle peut-être un peu vers la fin, l’auteure réussit le pari de surprendre son lecteur à plusieurs reprises. Chloé et Constance sont aussi touchantes l’une que l’autre. J’ai beaucoup ri, souri. Une chik-lit pétillante et réconfortante. Je n’attends maintenant plus que deux choses : le prochain roman de Marie Vareille, et pourquoi pas une adaptation ciné ? (en tout cas moi, j’adorerais !).

Extraits …

« À côté d’elle, je me sens encore plus courge que d’habitude, Tarte-woman qui prend un verre avec Catwoman. »

« Puis j’ai remonté la vitre, fière d’avoir su conserver dans cette situation ridicule une grandeur digne d’Elizabeth Bennet, avant de la baisser de nouveau pour lui faire un grand bras d’honneur, moins digne mais beaucoup plus jubilatoire. »

« Je t’aime, ma Chloé, tu es une fille extraordinaire, souviens-toi d’Oscar Wilde : ne tombe jamais amoureuse de quelqu’un qui te traite comme si tu étais ordinaire. »

« Tu vois, moi, je veux ça. Je veux que la vraie vie soit comme dans les romans. Je ne veux pas d’un couple au rabais, où on est d’accord pour se tromper de temps en temps, parce qu’on ne s’aime pas assez, je ne veux pas être un choix par défaut, ni un choix raisonnable, je veux être tout, pour toujours, je veux ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants jusqu’à la fin des temps. Et tant pis pour les cyniques, les désabusés et les rabat-joie. »

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