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Éditions Pocket, 2016 (251 pages)

Ma note : 14/20

Quatrième de couverture …

Rentrée d’Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux « Gens heureux lisent et boivent du café », son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et, surtout, il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille.
Bientôt, un évènement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé. Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

La première phrase

« Comment avais-je pu, une nouvelle fois, céder à l’insistance de Félix ? »

Mon avis …

En janvier 2015, je vous parlais de ma rencontre avec Agnès Martin-Lugand. J’avais alors globalement apprécié ma lecture des Gens heureux lisent et boivent du café (malgré la présence de quelques clichés, trop nombreux à mon goût). Aussi quand la suite a été annoncée en format poche, ni une ni deux j’ai eu envie de sauter sur l’occasion afin de retrouver le personnage de Diane. Je dois dire que je trouve notre héroïne terriblement attachante. J’ai donc à nouveau plutôt apprécié ce second opus qui vient clôturer les aventures de Diane. Malgré tout, je pense à nouveau avoir quelque peu loupé le coche pour faire de ce roman un coup de cœur. J’ai presque été frustrée de voir les scènes s’enchaîner très (trop ?) rapidement pour ce qui est de la première moitié du livre. De même, si j’apprécie Diane, je n’ai pas été plus ravie que ça de retrouver le personnage d’Edward (que je trouve plutôt antipathique).

Heureusement, gros point positif : Agnès Martin-Lugand place enfin le café de Diane au cœur de l’intrigue. Si je regrettais son absence dans le premier tome, alors qu’il y avait quand même un énorme appel du pied compte tenu du titre du roman, je suis plutôt contente que cet aspect puisse enfin être exploité avec cette suite. Et que dire du personnage de Félix ! Je lui trouve une certaine fraîcheur, et j’ai été ravie de le retrouver une nouvelle fois. Bizarrement, le cliché du meilleur ami gay ne m’a même pas traversé l’esprit cette fois-ci… alors que j’avais trouvé ce petit détail agaçant l’année dernière.

Nous retrouvons donc le personnage de Diane, en femme forte. Si la jeune femme commence peu à peu à se reconstruire, il y a une telle évolution par rapport au premier tome ! Au niveau des personnages, tout le monde est à nouveau fidèle au poste. Ou presque, puisqu’un petit nouveau fait son entrée.

Comme toujours, l’auteure décrit très bien les différentes étapes du deuil. J’ai pu comprendre Diane dans ses incertitudes, dans ses angoisses quant à se retrouver seule face à un enfant. Son personnage va également faire une découverte essentielle : son voyage en Irlande l’année dernière est comme resté gravé en elle. Alors même que Diane souhaite l’oublier, pour être heureuse à Paris. Je dois vous avouer que ce petit détail m’a quelque peu chiffonné. Je m’imaginais Diane heureuse de rencontrer Abby ou encore Jack. Mais je n’avais absolument pas perçu qu’eux-mêmes la considérait presque comme leur seconde fille. Pour le coup, je suis parfois restée sur un ressenti d’étrangeté.

Du point de vue de l’écriture, Agnès Martin-Lugand fait à nouveau des merveilles avec une plume simple autant qu’émouvante. Au risque de me répéter, je trouve simplement dommage que les évènements s’enchaînent peut-être aussi rapidement. J’ai en tout cas dévoré ce petit roman en quelques heures seulement.

Quant au final… que puis-je en dire ? J’aurais peut-être préféré qu’il soit différent. Mais le pire reste que je le pressentais alors même que j’en étais à la moitié du roman. J’ai trouvé ça assez frustrant.

En résumé, Agnès Martin-Lugand signe ici une suite addictive et agréable à lire (même si je reste réservée quant au final). Je pense avoir légèrement préféré ce second tome au premier. Et surtout, j’ai apprécié évoluer avec Diane tout en l’accompagnant dans l’acceptation de son deuil, dans l’acceptation de son bonheur et d’une nouvelle vie à venir.

Extraits …

« Mais ces quatre murs avaient aussi contribué à me faire devenir celle que j’étais aujourd’hui. »

« Nous avions réussi à créer une famille heureuse de gens brisés, abîmés, et nous allions bien. »

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