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et-tu-trouveras-le-tresor-qui-dort-en-toi

Éditions Kero, 2016 (328 pages)

Ma note : 13/20

Quatrième de couverture …

Tout commence le jour où Alice, une jeune femme dynamique et audacieuse, retrouve son ami d’enfance, Jérémie. Devenu prêtre à la campagne, il lui confie être accablé par le faible nombre de fidèles qui le suivent. Athée et conseillère en communication, Alice se met en tête de l’aider… à sa manière.
Amenée par la force des choses à se plonger dans le monde de la spiritualité, du christianisme à l’hindouisme, du taoïsme au bouddhisme, Alice va découvrir une vérité universelle particulièrement troublante. Une vérité concernant l’homme et la clé de son épanouissement, passée sous silence par les religieux, perdue au fil des siècles…

Dans ce nouveau roman émouvant et captivant, Laurent Gounelle nous entraîne dans un univers passionnant à la découverte de ce qui permet à l’homme de s’élever dans une autre dimension, où ses actes sont puissants et sa joie, un état durable.

La première phrase

« Alice ne put retenir un grand sourire de satisfaction en reposant le téléphone. »

Mon avis …

Reçu pour Noël, il me tardait de découvrir ce joli roman (son titre ainsi que le choix de sa couverture n’étaient d’ailleurs pas étrangers à cette envie). Lorsque j’ai démarré cette lecture, j’étais tout de même dubitative : moi qui ne suis pas spécialement portée sur les écrits qui mettent en scène la religion, j’avais peur de ne pas du tout accrocher à l’intrigue. Car Jérémie, meilleur ami d’Alice, change complètement de vie pour devenir prêtre. Car l’héroïne du roman, athée, tente de l’aider à réunir plus de fidèles et s’ouvre par la même occasion aux messages délivrés par les différentes religions. Finalement, je me suis laissée porter par l’intrigue. J’ai même appris de nombreux détails sur les écrits des apôtres, les messages délivrés par le Christ… Rien que pour ma culture personnelle, j’ai trouvé ça plutôt intéressant. Si les personnages principaux manquent pour moi de profondeur, j’ai surtout apprécié l’aspect développement personnel de cette lecture. Laurent Gounelle nous propose avant tout un grand voyage philosophique.

Conseillère en communication, Alice est une jeune femme qui, a priori, a tout pour être heureuse. Par défi professionnel, elle entreprend d’aider Jérémie pour qui il est douloureux de voir son église aussi vide. Consciencieuse, Alice va se plonger dans la Bible et les Testaments afin de maîtriser son sujet à la perfection. La jeune femme est encore bien loin de savoir ce qui l’attend… Et si les écrits religieux, en les creusant en profondeur, décelaient LA recette du bonheur ? Grâce à cette expérience, Alice va grandir, mais surtout apprendre à se dépasser. Qu’est-ce que l’ego ? Comment définir notre identité ? Comment se sentir soi lorsque nous occupons tellement de places différentes au sein de la société ? (il suffit de s’apercevoir du décalage entre notre manière d’être au travail et la manière dont nous nous comportons avec nos proches ou lorsque nous sommes seuls). Autant de questions soulevées par Laurent Gounelle via l’intrigue de ce roman. Même si je suis loin d’avoir tout aimé dans ce roman, celui-ci a au moins le mérite d’avoir réussi à me faire réfléchir sur les points soulevés ci-dessus.

Mon grand regret se situe au niveau des personnages. Je vous avoue avoir eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages d’Alice et de Jérémie. Si Jérémie possède un petit côté touchant (il est en plein doute face à son changement total de vie), il me semble un peu trop lisse à mon goût. Concernant Alice, j’aurais également adoré découvrir les répercussions de son chamboulement intérieur sur sa vie familiale. Car dans ce roman, elle semble finalement bien peu disponible pour sa famille. Étrangement, ceci ne semble déranger ni son mari ni son fils… Je trouve que certains petits points auraient donc mérité d’être beaucoup plus exploités. Sans compter que nos personnages principaux auraient ainsi gagné davantage en profondeur.

En bref, ce roman de Laurent Gounelle m’a intéressée pour toute la réflexion qu’il est en mesure d’apporter. Le mélange religion / développement personnel peut surprendre. Pour ma part, j’ai trouvé l’approche plutôt originale. J’ai malheureusement beaucoup moins accroché aux personnages, ainsi qu’à la tonalité spirituelle du roman (intéressante par petites doses, mais ici bien trop présente à mon goût).

Extraits …

« Le manque d’estime de soi empêche d’accéder à ses ressources. Quand je parle de ressources, je désigne toutes nos capacités intellectuelles, relationnelles ou physiques, toutes nos compétences, toutes les forces que nous avons en nous, quelque part en nous, mais dont on ne se sert pas toujours. »

« Il existe un secret et Jésus lui-même semble l’avoir découvert vers la fin de sa vie, puisque c’est surtout là qu’il le répète, allant jusqu’à dire, au final, que s’il n’y avait qu’une seule chose à retenir, ce serait celle-là. Ce secret, je viens de comprendre qu’il avait le pouvoir de nous faire évader de l’enfer de l’ego pour nous conduire au paradis de la vie éveillée. Ce secret… c’est d’aimer. Quand on aime, quand on ressent de l’amour pour un être humain, un animal, une fleur ou un coucher de soleil, on est porté au-delà de soi. Nos désirs, nos peurs et nos doutes se dissipent. Nos besoins de reconnaissance s’évanouissent. On ne cherche plus à se comparer, à exister plus que les autres. »

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