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Éditions du Chêne / EPA, 2012 (191 pages)

Ma note : 15/20

Quatrième de couverture …

« La vie m’a donné bien plus que tout ce dont j’ai pu rêver ; aucune grave désillusion ni espoir déçu. » Audrey HEPBURN

Mon avis …

À mes yeux, Audrey Hepburn est une actrice qui incarne l’élégance et la féminité. C’est bien simple, depuis que j’ai pu la découvrir via son rôle dans Breakfast at Tiffany’s, je rêve d’en apprendre davantage sur le destin de cette icône glamour (qui aura principalement marqué les années cinquante et les sixties). C’est maintenant chose faite grâce à cette biographie signée Iris Lanelou. Et je ne le regrette pas ! J’y ai appris tellement de choses. Riche en photographies (présentées en seconde partie), cette biographie est un pur délice à feuilleter. Je n’ai qu’un seul regret : que la partie écrite prenne si peu de pages (environ une vingtaine) même si celle-ci se fait très condensée.

Lorsque l’on pense à Audrey Hepburn, on visualise peut-être tout de suite une silhouette longiligne, un visage enfantin, de grosses lunettes et une petite robe noire. N’ayant jamais vu d’autres films que Petit-déjeuner chez Tiffany (j’ai d’ailleurs lu la nouvelle de Truman Capote, qui aura inspiré le film), il me tardait d’en savoir davantage sur le vécu et la personnalité de cette grande dame du cinéma. Je me suis fait la réflexion qu’Audrey Hepburn reste peut-être dans les mémoires davantage pour son image que pour ses films… mais je compte bien me rattraper en regardant Sabrina (mon frère m’a offert le DVD à Noël), Charade, Drôle de frimousse ou encore Guerre et paix. Mais qui était réellement cette grande actrice ? Pour qui ne connaît rien du vécu d’Audrey Hepburn, cette biographie apporte quelques éléments de réponse.

Enfant, Audrey Hepburn était déjà une passionnée. Intéressée par le monde de la danse, elle s’essaie très tôt à la danse classique et rêve même de devenir danseuse étoile. J’ai donc été surprise d’apprendre qu’Audrey s’était tournée vers le cinéma un peu par hasard… Jugée trop grande (l’actrice mesurait un peu plus d’un mètre soixante-dix), la future actrice a dû renoncer à une carrière de danseuse, et donc à son plus grand rêve ! Elle rencontrera les feux des projecteurs, dès les années 50, au gré de ses diverses rencontres… lorsque la romancière Colette l’impose pour incarner Gigi sur scène (1951) ou encore lorsque William Wyler repère dans la jeune femme une classe de princesse pour jouer dans Vacances romaines (1952). Puis, rapidement, les rôles s’enchaînent. Bien loin des standards beauté de l’époque (à l’image des pin-up ou de Marilyn Monroe il valait mieux avoir des formes pour être remarquée), Audrey parviendra pourtant à imposer son style. Sa profonde amitié avec Hubert de Givenchy (qui durera toute sa vie), associée à une aura si particulière, ne sont sans doute pas étrangères à son succès.

De la personnalité d’Audrey Hepburn, je ne savais finalement pas grand chose. J’ai trouvé plutôt intéressant qu’Iris Lanelou s’y intéresse (autant qu’à la carrière cinématographique de l’actrice). J’ai ainsi appris qu’Audrey est finalement assez éloignée d’une image que l’on pourrait se construire et fantasmer. Au monde des paillettes, l’actrice privilégie sa vie personnelle et son engagement auprès de l’Unicef. Pour le cinéma, elle choisira donc ses rôles avec le plus grand soin. Audrey Hepburn n’est donc ni mondaine, ni superficielle. Plutôt timide à ses débuts, la jeune femme a au contraire dû apprendre à s’imposer. Sur les plateaux, c’était aussi une grande perfectionniste et une travailleuse acharnée ! Gaie et lumineuse, l’actrice attirait de même facilement les amitiés et la sympathie. Une vie rêvée ? Pas forcément, puisque l’auteure s’attache tout autant à relever les zones d’ombre de sa protégée. J’ai également trouvé le tout passionnant !

Audrey Hepburn n’a donc pas nécessairement eu une vie de conte de fées. Très tôt, son père quitte le domicile familial pour ne plus jamais revenir. Une fois adulte, l’actrice souffrira sans cesse de la crainte d’être abandonnée. Enfant, puis adolescente, elle aura également vécu l’occupation allemande, les privations… Plutôt qu’une anorexie, sa maigreur si caractéristique lui viendrait plutôt du rationnement et des carences subies pendant plusieurs années.

Grâce à cette biographie, j’ai donc beaucoup appris sur le destin de cette femme passionnée, mais aussi engagée sur de nombreux plans. Je me plongerai peut-être dans une biographie plus détaillée (entendre ici, avec plus d’écrit) consacrée à l’actrice. Alec Guiness, un des premiers partenaires d’Audrey (De l’or en barres), notait à propos de la jeune femme : « Elle avait une beauté de jeune faon et une présence remarquable ». Une chose est donc sûre, Audrey Hepburn n’a pas fini de nous faire rêver.

Extraits …

« Mon rêve était de devenir ballerine. Sans même connaître le succès. J’espérais simplement un bon dosage de bonheur entre mon travail et ma vie. »

« À ses côtés, le travail devenait une joie. On s’amusait, on dansait ! Il y avait quelque chose d’extraordinaire entre nous […]. En un sens, oui, elle fut ma muse. » Hubert de GIVENCHY.

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