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Éditions Gallimard, 2017 (167 pages)

Ma note : 16/20

Reçu pour mon anniversaire, il me tardait d’ouvrir ce second tome qui vient clôturer la saga des Culottées. Pour mon plus grand bonheur, j’ai à nouveau rencontré une BD inspirante, moderne, mais qui comporte tout autant quelques petites notes d’humour. J’apprécie de plus en plus le travail de Pénélope Bagieu. Non seulement ses dessins se montrent toujours aussi délicieux, mais je suis heureuse de voir qu’une illustratrice française de ma génération s’engage de cette manière, à travers son talent qui est le dessin. Je sais d’ores et déjà que je me procurerai son prochain ouvrage.

Une nouvelle fois, quinze portraits féminins sont ici mis en lumière. Des portraits tous plus différents les uns des autres. En suivant leurs envies et leurs convictions (parfois dès leur plus jeune âge), ces femmes n’ont pas hésité à s’opposer à la société, à leur entourage, tout simplement parce qu’elles se sentaient incomprises ou souhaitaient enfin se faire entendre. Face à ces nombreux portraits, j’ai ressenti une énorme envie d’effectuer mes propres recherches et de poser un vrai visage sur ces femmes étonnantes et courageuses. J’ai alors pu prendre conscience combien Pénélope Bagieu s’était appliquée à les représenter fidèlement, une manière de leur rendre hommage de la plus belle façon qui soit.

Dans ce tome 2, nous faisons la connaissance de : Temple Grandin (une femme merveilleuse, souffrant d’autisme et comprenant les animaux), Sonita Alizadeh (rappeuse), Cheryl Bridges (marathonienne américaine), Thérèse Clerc (militante féministe), Betty Davis (artiste soul et auteure-compositrice), Nellie Bly (journaliste du XIXe siècle), Phulan Devi (rebelle indienne), The Shaggs (groupe de rock féminin des sixties), Katia Krafft (volcanologue française), Jesselyn Radack (avocate), Hedy Lamarr (actrice et inventrice), Naziq al-Abid (activiste de bonne famille née à la fin du XIXe siècle), Frances Glessner Lee (médecin légiste et miniaturiste du crime), Mae Jemison (première femme noire à voyager dans l’espace) et Peggy Guggenheim (collectionneuse d’art moderne).

De tous ces noms, je ne connaissais que celui de Betty Davis. J’ai donc à nouveau beaucoup appris grâce à cette BD, et j’ai d’ailleurs prévu de lire très bientôt 10 jours dans un asile de Nellie Bly. Si le premier tome était très réussi, je trouve que celui-ci se montre à la hauteur de son grand frère (Pénélope Bagieu clôture donc sa série des Culottées en beauté). Je suis très heureuse de compter ces deux petits bijoux dans ma bibliothèque.

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