Soleil couchant à Etretat (1883)

(Soleil couchant à Étretat, Monet, 1883)

Arsène Lupin est une grande figure de la littérature française que j’apprécie énormément. Je vous en avais parlé en 2016, après avoir lu Arsène Lupin, gentleman cambrioleur. Il incarne pour moi le chic de la Belle-Époque. Roublard, mystérieux, séducteur, son personnage n’a certainement pas fini de nous faire rêver. Chanté par Dutronc, il a également été incarné à l’écran par Georges Descrières. Lundi, je suis allée me promener à Étretat. L’occasion de me balader dans cette petite station balnéaire (qui compte tout de même environ 1000 habitants), mais aussi de visiter le Clos Lupin, maison de Maurice Leblanc.

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Nichée en plein cœur de la ville, cette jolie demeure bourgeoise a été habitée par Maurice Leblanc de 1915 jusqu’à sa mort en 1941. Amoureux de cette maison, l’auteur y écrira un nombre considérable d’œuvres. On raconte également qu’à la fin de sa vie, Maurice Leblanc était victime d’une peur mystérieuse. Il dormait même avec des sabres à côté de son lit. Sa crainte : qu’Arsène Lupin entre par effraction pour lui rendre une petite visite ! Lorsque le fils unique de Maurice Leblanc quitta le  Clos Lupin (en 1952), il cloua derrière lui une porte d’entrée. Cette même porte par laquelle Lupin s’introduisait dans la maison selon son père. Aujourd’hui, la porte est toujours condamnée…

J’ai beaucoup aimé découvrir le Clos Lupin (compter environ 45min pour une visite en audioguide). L’accent est clairement mis sur Arsène Lupin, qui par la voix de Georges Descrières nous compte ses folles aventures. J’ai peut-être regretté de ne pas en apprendre plus que ça sur ce que furent le quotidien, les habitudes ou encore la personnalité de Maurice Leblanc. Heureusement, ma rencontre avec les pièces de la maison (qui regorgent d’objets anciens et dégagent une délicieuse atmosphère surannée) a été à la hauteur de mes espérances. La visite démarre par la découverte du cabinet de travail de Maurice Leblanc. Viennent ensuite une salle de musique ou encore un confortable salon (je tiens à préciser que toutes mes photos ont été prises avec mon téléphone et sans flash pour ne pas abîmer les meubles et autres objets anciens).

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Abandonnée sur un fauteuil, une élégante cape doublée de satin rouge nous rappelle qu’Arsène Lupin n’est certainement pas bien loin…

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 Le parquet qui craque sous nos pas. Les lourds rideaux aux fenêtres. Le miroir à pastiches. Le téléphone à cadran. J’ai beaucoup aimé me retrouver plongée dans une autre époque. Si je m’attendais à découvrir une demeure plutôt luxueuse, le mobilier du Clos Lupin dégage plutôt charme et simplicité. Un peu comme une maison de campagne qu’on se plaît à retrouver pour son confort et son ambiance chaleureuse.

Sur le chemin du retour, impossible de ne pas passer voir la falaise d’Aval, l’aiguille ou encore la grotte au pied de la falaise (aussi appelée trou à l’homme”). Histoire de prendre un bon bol d’air frais, de découvrir cet endroit apprécié des plus grands (Monet ou encore Maupassant) ou encore de s’interroger sur les légendes qui hantent encore les lieux (la chambre des demoiselles, le mystère de L’Aiguille creuse imaginé par Maurice Leblanc…). Une chose est sûre, je n’en ai pas terminé avec Arsène Lupin. Je compte d’ailleurs lire très prochainement L’île aux trente cercueils. Encore un énième mystère à découvrir ?

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