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Éditions Charleston, 2017 (580 pages)

Ma note : 09/20

Quatrième de couverture …

La dernière chose dont Lev Prakenskii se souvient, c’est d’avoir été pris dans les courants de l’océan où il était aspiré toujours plus bas, vers le néant d’un tourbillon noir et glacial. Puis, avec une rapidité tenant du miracle, il fut sauvé et ramené sur la rive par une belle étrangère.
Cependant, Lev n’a aucun souvenir de qui il est, ni pourquoi il semble posséder les instincts violents d’un assassin expérimenté. Il sait seulement qu’il craint pour sa vie et la vie de celle qui l’a sauvé. Son nom est Rikki.
Pêcheuse d’oursins, elle a toujours senti une affinité avec l’océan. Mais à présent, elle éprouve une attirance similaire pour celui qu’elle a secouru…
Les secrets qu’ils cachent l’un et l’autre risquent de les entraîner dans un tourbillon de passion vertigineuse et de dangers inéluctables…

La première phrase

« Des flammes s’élevèrent sur les murs pour se propager sur le plafond. »

Mon avis …

Premier tome de la saga Les sœurs de cœur, Rikki fait partie des toutes premières lectures que j’ai eu l’occasion de découvrir en tant que lectrice Charleston (pour la collection Diva). Il me tardait donc de vous en parler. Malheureusement, j’ai rapidement compris que j’allais difficilement accrocher à l’intrigue (même si la plume de l’auteure n’est pas inintéressante en soi). Je n’ai pas réussi à m’attacher aux différents personnages, tout comme je n’ai pas vraiment pu apprécier l’intrigue surnaturelle qui nous est ici proposée, et ce malgré toute l’originalité qu’elle présente.

Rikki est une jeune femme écorchée vive. Après avoir perdu ses parents alors qu’elle était encore adolescente, Rikki est placée dans plusieurs foyers. Si de nombreux drames viennent jalonner son parcours, tous ont un dénominateur commun : le feu. En plus de lui retirer un à un ses proches (dont son fiancé), les incendies vécus par Rikki laissent des traces, à savoir d’affreux cauchemars. À tel point que notre héroïne reste persuadée d’être la source de ses désastres. Alors même qu’elle tente de se reconstruire auprès d’amies considérées comme des “sœurs de coeur”, sa rencontre avec Lev (qu’elle sauve de la noyade lors d’une tempête) risque à nouveau de tout chambouler…

Ce roman se rapproche donc de la romance surnaturelle. La relation tissée entre Rikki, qui éprouve des difficultés à laisser entrer quiconque dans sa vie, et Lev occupe le premier plan. Peut-être même parfois un peu trop à mon goût. J’ai trouvé que l’intrigue se concentrait beaucoup plus sur la romance entre nos protagonistes que sur les dangers rôdant autour des personnages. Ce qui est dommage, il aurait pu y avoir tant de suspens et de possibilités ! De même, je n’ai pas vraiment adhéré au pouvoir de Rikki, à son rapport si particulier à l’eau. D’autant plus que certains passages avaient pour moi tendance à se répéter, ce qui était parfois un brin lassant. J’ai également regretté la redondance de certains clichés présents dans la romance : le bel homme fort et ténébreux qui se doit de protéger sa belle contre vents et marées, la jeune femme amoureuse qui se place en infirmière. Pour moi, le tout manquait parfois un peu trop de finesse.

Heureusement, tout ne m’a pas déplu loin de là. Il y a d’abord notre héroïne, Rikki. La jeune femme nous est décrite comme étant déterminée, indépendante. Elle présente également des traits autistiques, et je crois que c’est la première fois que je rencontre la thématique de l’autisme dans une œuvre de fiction. Christine Feehan s’est bien documentée sur le sujet, ce qui est donc plutôt appréciable. Même chose pour la pêche à l’oursin. Sans compter que les paysages sous-marins décrits dans le roman sont d’une beauté à couper le souffle.

Malgré ces quelques bons points, je n’ai pas été convaincue par cette lecture. Si le côté romance est bien là, l’intrigue aurait pour moi mérité d’être davantage exploitée. Contrairement à moi, d’autres lectrices y trouveront certainement leur compte. D’autant plus que le deuxième tome de la saga, consacré à Judith (une des sœurs de Rikki), est à mes yeux plus réussi.

Extraits …

« La vie de Rikki appartenait à la mer. Elle ne pouvait en rester éloignée. Elle devait être en mesure de l’entendre la nuit ; le mugissement apaisant des vagues, le martèlement tempétueux du ressac, les bruits de phoques qui grognent entre eux, les cornes de brume. Tous ces éléments étaient nécessaires pour maintenir l’équilibre dans sa vie. »

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