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Éditions Charleston, 2017 (313 pages)

Ma note : 16/20

Quatrième de couverture …

À vingt-quatre ans, Mélissa Müller, compositrice-interprète, quitte la Suisse (et donc la fondue au fromage et le chocolat), direction le Québec (et donc la poutine et le smoked-meat) ! Mais ce qu’elle n’avait pas prévu (mais pas du tout du tout), c’était que son chéri la plaquerait en pleine balade romantique sur le Mont-Royal. Seulement Mélissa ne peut pas retourner en Suisse. Pas tout de suite, du moins. Car ce qu’elle n’a dit à personne, c’est qu’elle s’est inscrite au concours Best Singer, et qu’elle compte bien le gagner.

Diane a perdu Charles, son mari, il y a quelques années. Pour ne pas sombrer dans la dépression, elle s’investit dans son magasin de cupcakes, Sweet Cuppins, et engage Mélissa sur-le-champ.
Ensemble, elles vont apprendre à reprendre goût à la vie, à aller au bout de leurs aspirations. Et qui sait, peut-être vont-elles aussi trouver l’amour ?

La première phrase

« Le prochain qui me demande un sandwich jambon-fromage, je lui balance un cornichon à la figure ! »

Mon avis …

L’amour à pleines dents ! fait partie des nombreux romans que j’ai eu la chance de découvrir en avant-première, grâce à mon aventure en tant que Lectrice Diva 2017. Je suis aujourd’hui très contente de pouvoir vous présenter ce livre tant je l’ai apprécié. Il s’agit d’un roman girly, frais et bourré d’humour. À savourer dans un petit coin de verdure ou au soleil, sous un parasol.

Mélissa est une jeune femme drôle et sympathique. En couple avec Steve, elle accepte de le suivre à Montréal. Ce nouveau départ sera peut-être pour notre héroïne l’occasion de réaliser son rêve le plus fou : Mélissa souhaite par-dessus tout percer dans la musique.  Pourtant, son petit-ami ne l’encourage pas vraiment, plus intéressé de la voir s’épanouir dans une banque que sous les projecteurs. Mélissa s’accroche à son rêve, et tente le casting de Best Singer… Pour se faire un peu d’argent, elle trouve du travail dans un joli café, tenu par Diane (qui tente difficilement de faire le deuil de l’amour de sa vie). Entre cupcakes, musique, et rencontres amoureuses, nos deux héroïnes vont apprendre à s’apprivoiser et à s’entraider.

En ouvrant ce roman, je dois vous avouer que j’avais très peur d’être déçue (comme ça a pu être le cas avec certains titres de la collection Diva). Finalement, j’ai rapidement su que ce roman était parfait pour moi. Il m’a d’ailleurs fait penser à un mélange entre Je peux très bien me passer de toi (de Marie Vareille) et Bridget Jones. De l’humour dans ce roman, il y en a ! J’ai ainsi ri et souri à de nombreuses reprises. Cali Keys a le don d’installer ses héroïnes dans des situations rocambolesques, et certaines petites répliques font toute la différence. Le ton est donc rapidement donné. Mais j’ai également adoré ce voyage au Québec. La description des rues de Montréal. Les plats typiques. Les expressions canadiennes. Dépaysement garanti !

Concernant les relations entre les personnages, j’ai beaucoup apprécié le lien qui se tisse progressivement entre Diane et Mélissa : nos héroïnes s’épaulent, se redonnent de la force et du courage, avant même de réellement s’apprécier alors qu’elles se montrent si différentes. Les personnages secondaires ne sont cependant pas en reste. En plus de faire partie intégrante du récit, ils parviennent à se compléter à merveille. Arvana, la peste du télé-crochet. Matthew, le producteur ténébreux de Best Singer. Ou encore Casey, le joueur de hockey. Je n’ai eu aucun mal à les imaginer évoluer sous mes yeux au fil des pages.

L’amour à pleines dents !  a été récompensé par le tout nouveau Prix de la meilleure romance. C’est pour moi mérité, tant j’ai apprécié le cadre original du récit (l’univers de la musique via le monde du télé-crochet, le Québec). Concernant la romance principale, j’ai cependant parfois trouvé qu’elle manquait de souffle (comme si le tout tournait un peu en rond). Je n’en tiens malgré tout pas rigueur à l’auteure, puisque je me suis questionnée sur l’issue de l’intrigue jusqu’à la fin du récit. De même, les rencontres sentimentales effectuées par Diane parviennent à rattraper ce petit défaut (tant elles sont drôles et apportent un peu de pep’s).

En bref, j’ai passé un bon moment avec ce roman qui pétille comme une bulle de champagne. Cette lecture me semble idéale pour l’été : elle ne manque pas d’humour, est facile à lire, et redonne le sourire.

Extraits …

« La vie peut être belle si on s’en donne les moyens. C’est exactement ce que je pense en quittant la maison et en prenant mon char pour me rendre hors de Montréal au point de rendez-vous fixé par Martin. Pour garder la surprise, il ne m’a pas dit quelle activité il avait prévue pour cette première rencontre. Il m’a juste demandé de mettre un pantalon, ce que je trouve plutôt curieux. Du coup, je me demande si :
1) Il a peur des jupes.
2) C’est un fétichiste des pantalons.
3) C’est à cause de l’activité qu’il a choisie, ce qui m’effraie presque davantage. »

« Il y a des moments où l’on fait des choses uniquement parce qu’on est seule, sans témoin. La danse du poulpe en fait partie. C’est un peu comme lorsque je chante du Britney Spears ou du Henri Dès sous la douche. Personne ne doit assister à ce pitoyable spectacle. »

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