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Éditions Albin Michel, 2016 (266 pages)

Ma note : 16/20

Quatrième de couverture …

Après la pluie, le beau temps ! Agatha Raisin est désormais bien installée dans son cottage de Carsely en compagnie de ses deux chats. Cerise sur le pudding, le nouveau vétérinaire du village ne semble pas insensible à ses charmes. Quand le beau véto succombe à une injection de tranquillisant destinée à un cheval rétif, la police locale conclut à un malencontreux accident. Mais pour Agatha, dont le flair a permis de résoudre l’affaire de La Quiche fatale, il s’agit bien d’un meurtre. À l’étonnement de tous, le séduisant colonel James Lacey partage pour une fois l’avis de son entreprenante voisine. Et nos deux détectives amateurs se lancent dans une enquête bien plus périlleuse qu’ils ne l’imaginaient…

La première phrase

« Agatha Raisin débarqua à l’aéroport d’Heathrow, bronzée à l’extérieur et rouge de honte à l’intérieur. »

Mon avis …

Après avoir pourchassé le colonel Lacey jusqu’aux Bahamas, Agatha Raisin doit se faire une raison : ce dernier la fuit comme la peste. En apprenant qu’il risquait de croiser notre énergique quinqua, James Lacey a en effet préféré prendre ses jambes à son cou en embarquant pour l’Égypte à la dernière minute ! Dépitée, Agatha retrouve le calme de son cottage des Costwolds. Mais pas le temps de s’ennuyer : tout le village est en ébullition. L’arrivée du nouveau vétérinaire, Paul Bladen, ne manque pas de faire battre les cœurs. Tout aussi convoité que Lacey, celui-ci fait du gringue à notre héroïne. Seulement le lendemain d’un dîner en tête-à-tête, le praticien trouve la mort. Si le décès semble accidentel (le vétérinaire est retrouvé empoisonné avec une seringue, celle-ci étant destinée à un cheval mal en point), Agatha en est certaine : il s’agit d’un meurtre. Cette conviction est partagée par James Lacey. Démarre donc une enquête informelle.

Fin avril, j’avais beaucoup aimé découvrir La quiche fatale (premier volet de la saga mettant en scène Agatha Raisin). Il me tardait donc de retrouver notre héroïne so british ainsi que l’atmosphère si particulière du village de Carsely. Humour et campagne anglaise sont à nouveau au rendez-vous. Je pense même avoir préféré ce roman au premier tome. Il faut dire que nous ne sommes plus dans l’installation de la saga : notre Agatha s’est acclimatée à son cottage des Costwolds. On retrouve également avec joie certains personnages du premier volet (Bill Wong, le policier, ou encore Mrs Bloxby, la femme du pasteur). Et quel plaisir que ces retrouvailles !

M.C. Beaton a un talent certain pour transformer les situations les plus communes en véritables scènes de comédie (je pense notamment à Agatha et au lavabo des toilettes du pub !). C’est pour moi la qualité principale de la série des Agatha Raisin. En plus de l’atmosphère propre à Carsely, si typique des petits villages anglais (où les commérages entre voisins semblent être de rigueur), on sourit à plusieurs reprises face à une Agatha tantôt renfrognée, tantôt déchaînée et drôlissime face aux situations auxquelles elle se doit de faire face.

Vous l’aurez compris, avec cette saga nous sommes plus dans la comédie policière que dans le polar. Pour autant, l’enquête me semble tenir la route. Comme Agatha et James, nous nous retrouvons de fausse piste en fausse piste… La clef du mystère est seulement donnée dans les derniers chapitres.

J’ai beaucoup apprécié l’idée du duo Agatha Raisin-James Lacey (qui fonctionne à merveille) où nos personnages se retrouvent transformés en apprentis enquêteurs. Nos héros se taquinent, jouent au chat et à la souris, ce qui apporte un peu de pep’s à l’ensemble tout en nous faisant sourire. Il me tarde déjà d’ouvrir le troisième tome de la saga.

En bref, la saga des Agatha Raisin pourrait grandement vous plaire si vous recherchez des romans policiers non dénués d’humour. À la fois attachante et exaspérante, fleur bleue et impolie, culottée et susceptible, Agatha est une héroïne que l’on ne risque pas d’oublier.

Extraits …

« Agatha tendit la main avec brusquerie et se présenta, lui souhaitant la bienvenue dans le village de sa meilleure voix de châtelaine. Il lui sourit en la fixant droit dans les yeux, sans lâcher sa main, et murmura quelque chose à propos de la météo effroyable. Elle oublia complètement James Lacey. Enfin presque. Qu’il aille se faire pendre en Égypte ! Elle espérait qu’il avait attrapé la turista, ou alors qu’il s’était fait mordre par un dromadaire ! »

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