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Sortie : 17 mai 2017

Réalisation : Guy Ritchie

Avec Charlie Hunnam et Jude Law

Action, Aventure, Fantastique

Ma note : 12/20

Notre nouveau rendez-vous cinéma est aujourd’hui consacré au Roi Arthur, version Guy Ritchie. Si j’ai quelques notions concernant la légende des chevaliers de la table ronde, je n’avais encore jamais vu d’adaptations ciné s’y rapportant. Je suis donc allée voir ce film par simple curiosité. Et je n’ai malheureusement pas été convaincue à 100%, même si ce blockbuster reste un bon divertissement par ses scènes de combat, et le duo Charlie Hunnam-Jude Law qui fonctionne plutôt bien.

Au niveau de la réalisation, Guy Ritchie prend le parti d’éblouir son spectateur sur le plan visuel. Il y a bien sûr des combats. Des images de synthèse. Mais il faut également que ça bouge. Sur ce point, l’alternance entre silence et bruits de combat contribue à dynamiser l’ensemble. Nous suivons Arthur dès son plus jeune âge. Alors qu’enfant il assiste au meurtre de ses parents, il grandit tant bien que mal trouvant refuge auprès d’une bande du faubourg de Londonium. Lorsque devenu adulte, il réussit à s’emparer de l’épée Excalibur, s’engage alors un enjeu de taille. Maîtriser les pouvoirs de l’épée. Mais également vaincre le tyrannique Vortigern, alors au pouvoir, qui s’était justement emparé du trône en renversant le père d’Arthur.

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Je dois dire que j’ai trouvé Jude Law (Vortigern) plutôt convaincant en méchant. Je n’ai par contre pas du tout accroché au personnage d’Arthur vu par Guy Ritchie (il ressemble plus pour moi à un sale gosse bodybuildé qu’à un preux chevalier). Et si le réalisateur se réapproprie le mythe d’Arthur, j’aurais peut-être souhaité un minimum de fidélité à la légende arthurienne. Tout n’est pas raté, loin de là : Vortigern est bien présent dans la légende d’origine, de même que la Dame du lac. J’ai juste trouvé dommage que l’on ne voie pas Merlin, la Fée Morgane ou encore Guenièvre…

Autre aspect très présent dans le film : la part importante accordée au fantastique. Pour s’emparer de la couronne, Arthur peut ainsi compter sur les pouvoirs détenus par une mystérieuse mage (Astrid Bergès-Frisbey). J’ai d’ailleurs apprécié que ce rôle soit tenu par une femme. Comme quoi les muscles des guerriers ne font pas tout !

En bref, avec Le roi Arthur : La légende d’Excalibur, Guy Ritchie signe un film énergique, extrêmement soigné sur le plan de l’esthétisme. Si les adeptes de la légende arthurienne risquent de se sentir perdus face aux libertés prises par le réalisateur, les amateurs de fantasy et de scènes d’action / de bravoure pourraient apprécier. Pour ma part, j’ai trouvé l’aventure plutôt divertissante et correcte pour se changer les idées, et ce même si je n’ai pas accroché à la manière d’incarner le personnage d’Arthur (proposée par Guy Ritchie). J’aurais tout de même souhaité trouver un peu plus de modération et de sensibilité.

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