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Éditions Charleston, 2017 (510 pages)

Ma note : 14/20

Quatrième de couverture …

1928, Salt Lake City puis San Francisco, Années folles

L’archéologue Lowe Magnusson a dans ses valises un artefact égyptien inestimable que tout le monde convoite. L’un des hommes les plus prospères de San Francisco lui a d’ailleurs déjà garanti un paiement alléchant. Toutefois, lorsque le beau Suédois fait la connaissance de la fille très collet monté de son mécène, ce qu’il considérait jusqu’alors comme de l’argent facilement gagné devient incroyablement compliqué…
La conservatrice de musée Hadley Bacall doit garder son calme pour tenir à distance des spectres dangereux qui la hantent, et qui se déchaînent contre quoi que ce soit – ou qui que ce soit – dès que la jeune femme est en colère. Le problème, c’est que Lowe est en train de la rendre folle, mais que son père a besoin de l’amulette qu’il transporte.
Et bien que Hadley ressente le pouvoir de l’antiquité, elle n’a aucune idée de la destruction – ou du désir – que l’objet est sur le point de semer…

La première phrase

« Lowe Magnusson regarda autour de lui dans le hall désolé de l’Union Pacific Depot. »

Mon avis …

Grâce à mon aventure Charleston, j’ai cette année eu l’occasion de découvrir la plume de Jenn Bennett. J’avais beaucoup apprécié le premier tome (Les esprits amers) de cette saga nous plongeant dans les années 1920. Malgré quelques clichés, et des scènes érotiques trop importantes à mon goût, j’avais été séduite par le personnage d’Aida (une héroïne forte et indépendante) ainsi que par l’alliance entre surnaturel et Années folles. Si Les ombres sinistres reste dans la même lignée, nous découvrons ici une intrigue reliée à l’Égypte antique. Le pouvoir de l’amulette d’Osiris. Des ombres menaçantes. Quatre vases canopes protégés par une curieuse magie. Tout est fait pour captiver le lecteur. La dimension érotique est beaucoup moins présente que dans Les esprits amers, tandis que péripéties et réparties piquantes rythment l’intrigue.

Avec cet opus, place à un nouveau couple atypique. Celui-ci est bien différent de notre duo Aida-Winter présenté dans le premier tome. Conservatrice de musée, Hadley est plutôt du genre beauté glacée. Si elle n’est pas blonde comme les icônes hitchcockiennes, sa froideur cache bien des secrets. Hadley se bat en effet contre de curieuses ombres destructrices (les spectres Mori) s’attaquant aux personnes ou objets de sa colère. De son côté, Lowe nous est plutôt présenté comme un aventurier (chercheur de reliques). Frère de Winter, il est donc aussi un Magnusson et flirte avec l’illégalité en accumulant des copies de ses somptueux objets découverts en Égypte. Nul doute qu’une rencontre entre la sage Hadley et notre héros, plutôt rusé et casse-cou, risque de faire des étincelles.

Centrée sur la magie de l’Égypte antique, j’ai plutôt apprécié l’idée de départ de l’intrigue qui nous est ici présentée. Nous sommes à nouveau bien loin d’une simple romance, notre duo se devant de rechercher des barres dorées venant compléter la base de l’amulette djed, découverte par Lowe en Égypte. Au fur et à mesure de leur avancée, nos héros seront confrontés à quelques créatures magiques : un griffon ou encore une lionne géante (à l’image de la déesse Sekhmet) enflammée ! C’est peut-être ici que le bât blesse. Malgré le côté magique et surnaturel de l’intrigue, j’ai peu accroché à ce qui nous est proposé ici. À titre de comparaison, j’avais largement préféré suivre Aida, via le premier tome, dans sa communication avec les esprits. Côté romance, j’ai par contre apprécié que la relation entre Hadley et Lowe prenne vraiment son temps.

En bref, avec ce deuxième tome, Jenn Bennett nous présente à nouveau une intrigue originale et divertissante. J’ai apprécié que l’érotisme prenne beaucoup moins de place que dans Les esprits amers. Malgré tout, je pense avoir eu un peu de mal à m’attacher au personnage d’Hadley (j’avais tellement apprécié rencontrer Aida). De même, si le mélange entre surnaturel et Égypte antique me semblait prometteur, je trouve ce deuxième tome un brin en-dessous du premier. Les ombres sinistres se lit cependant très bien, et reste parfait pour se détendre et se changer les idées.

Extraits …

« Leurs pas tombèrent à l’unisson, le clic ! des chaussures de Lowe accompagnant le clac ! des talons de Hadley. La noirceur obscurcissait son visage et la fourrure difforme de son manteau camouflait les courbes et les plans de son corps, mais sa présence retenait l’attention de Lowe comme le ferait une danseuse de cabaret à demi nue.
– Apparemment, ton père croit que je suis Howard Carter, déclara Lowe. Il est impressionné par ma trouvaille. Il veut m’engager pour que je découvre d’autres artefacts.
Le parfum de lis de Sibérie vint chatouiller les narines de Lowe lorsque Hadley tourna la tête vers lui. »

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