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9782253061571-001-T

Éditions Le livre de poche, 2014 (222 pages)

Ma note : 14/20

Quatrième de couverture …

Disparition de bijoux, suicide suspect, espion retors, meurtre crapuleux, escroquerie de haut vol ou sombre affaire d’héritage : rien ne résiste à l’illustre Hercule Poirot…

La première phrase

« Je me trouvais chez Poirot et regardais distraitement par la fenêtre. »

Mon avis …

Lentement mais sûrement, je poursuis ma découverte des Poirot dans leur ordre de parution. Après La mystérieuse affaire de Styles et Le crime du golf, place aux Enquêtes d’Hercule Poirot (1924). Ce premier recueil de nouvelles de la Reine du crime met en scène le grand Hercule Poirot, assorti de son fidèle allié : le capitaine Arthur Hastings.

Si j’étais impatiente de mettre au travail mes petites cellules grises, j’ai ici été un brin déçue. Disons qu’il me semble être restée sur une impression de vite lu et vite oublié… Avec Dix brèves rencontres (ouvert en 2015) ou encore Allô, Hercule Poirot (lu en tout début d’année), je n’avais pas du tout eu ce ressenti d’être passée à côté de ma lecture, et ce alors même que nous étions aussi sur un format nouvelles. Je n’en tiendrai cependant pas rigueur à Agatha Christie. Pour ses premières nouvelles, on sent que les ingrédients qui feront ensuite son génie sont déjà en train de se mettre en place… Pour le reste, j’ai tout de même passé un bon moment. Ponctués d’humour et de quelques bons mots, ces courts récits se montrent divertissants. Et l’ambiance y est toujours aussi délicieuse.

Ce recueil comprend quatorze nouvelles : L’énigme de “l’Étoile de l’Occident”, Tragédie à Marsdon Manor, Un appartement trop bon marché, Le mystère de Hunter’s Lodge, Un million de dollars en bons volatilisés, La malédiction du tombeau égyptien, Vol de bijoux à l’hôtel Métropole, L’enlèvement du premier ministre, Une étrange disparition, Un dîner peu ordinaire, L’affaire du testament disparu, La boîte de chocolats, La mine perdue, La femme voilée.
De toutes ces enquêtes, je ne connaissais qu’Une étrange disparition, parue dans le recueil Allô, Hercule Poirot (La disparition de Mr. Davenheim).

 Tragédie à Marsdon Manor

Chargé d’enquêter sur le décès de Mr. Maltravers, qui avait contracté une assurance vie de 50 000 livres sterling, Poirot hésite entre plusieurs suspects. Une jeune et jolie veuve. Un marin venu d’Afrique. Et si Maltravers n’était pas décédé d’une hémorragie interne comme tout un chacun semble le croire ? Tragédie à Marsdon Manor est une mes enquêtes préférées de ce recueil. J’ai tout particulièrement apprécié le final : Poirot est bien décidé à tout tenter pour mettre la main sur l’assassin. Quitte à mettre en place un plan laissant croire au surnaturel ?

La malédiction du tombeau égyptien

J’aime généralement beaucoup les enquêtes où Poirot se doit de voyager à l’étranger. Via cette intrigue, direction l’Égypte où notre détective belge se retrouve indisposé par le sable et une forte chaleur. Mais il y a pire : suite à l’ouverture d’un tombeau situé dans la vallée des rois, les membres de l’expédition commencent à mourir les uns après les autres… S’agit-il d’une réelle malédiction ?

Extraits …

(La malédiction du tombeau égyptien) « Le charme de l’Égypte m’avait déjà envoûté, mais Poirot y demeurait obstinément insensible. Vêtu comme à Londres, il avait dans la poche une petite brosse à habit et menait une guerre incessante contre la poussière qui se collait à son complet sombre.
– Et mes bottines ! gémit-il. Regardez-les, Hastings. Mes belles bottines vernies, toujours si élégantes et bien lustrées ! Voyez, le sable y rentre, ce qui est douloureux et en ternit le brillant, ce qui offense la vue. Et cette chaleur ! Mes moustaches en perdent tout ressort. Voyez comme elles s’affaissent. »

(La malédiction du tombeau égyptien) « Je passe sur le spectacle de Poirot à dos de chameau. Ce ne furent d’abord que grognements et gémissements, qui se transformèrent bien vite en cris perçants, en gesticulations et en invocations à la Vierge Marie et à tous les saints du calendrier romain. Enfin, toute honte bue, il mit pied à terre et termina le trajet à califourchon sur un baudet. »

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