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9782253006961-T

Éditions Le livre de poche, 2016 (222 pages)

Ma note : 15/20

Quatrième de couverture …

Un soir, dans sa propriété de Fernly Park, l’industriel Roger Ackroyd se confie à son ami le Dr Sheppard. La veuve qu’il envisageait d’épouser s’est suicidée pour échapper à un chantage. Dans une ultime lettre, elle lui révèle le nom de celui qui détient un terrible secret : un an plus tôt, elle a assassiné son mari.

La première phrase

« Mrs Ferrars mourut dans la nuit du 16 au 17 septembre, un jeudi. »

Mon avis …

Après s’être retiré aux Mélèzes, à King’s Abbot, Hercule Poirot compte bien savourer une retraite paisible tout en s’adonnant à un nouveau passe-temps : la culture de cucurbitacées. Mais même dans un petit village anglais, les meurtres ne sont jamais très loin… Retrouvé poignardé dans son bureau, Roger Ackroyd aurait reçu peu avant son décès une bien curieuse lettre. Révélait-elle l’identité du maître chanteur de Mrs Ferrars (une jolie veuve que notre industriel souhaitait épouser) ? Le document reste en tout cas introuvable, de quoi titiller les petites cellules grises de notre cher Hercule Poirot.

Avec Le meurtre de Roger Ackroyd (publié en 1926), je poursuis mon tour d’horizon des enquêtes de Poirot. Et quel plaisir dans me replonger à chaque fois dans cette atmosphère so british, et si réconfortante ! C’est toujours un pur délice. Si cet écrit n’est que le troisième roman imaginé par Agatha Christie, il marque le début du succès de notre romancière anglaise. Mais 1926 reste aussi l’année de la disparition d’Agatha, évènement qui avait fait grand bruit dans les journaux et les esprits de l’époque.

Si Le meurtre de Roger Ackroyd n’est malheureusement pas mon Poirot préféré, j’ai apprécié retrouver l’humour de la romancière (je pense au fameux Mr Porrot”, ou encore à la rencontre entre Poirot et le Dr Sheppard grâce… à une courge balancée au-dessus d’un muret !). Fait suffisamment rare pour être signalé, Hastings se montre totalement absent de l’intrigue : le lecteur apprendra qu’il se trouve en Argentine. Poirot se retrouve à enquêter en compagnie de son voisin, le Dr Sheppard, un proche de Roger Ackroyd. Et avec ce roman, les personnages sont à nouveau très bien campés. Hercule Poirot, au summum de sa suffisance (malgré son génie), m’aura à nouveau fait sourire à de nombreuses reprises. J’ai également apprécié le personnage de Caroline Sheppard, la sœur du médecin du village. Si celle-ci nous est dépeinte comme une vieille fille adepte des cancans en tout genre, elle n’est pas sans évoquer une certaine Jane Marple !

Concernant le déroulement de l’enquête, Agatha Christie reste fidèle à elle-même n’hésitant pas à multiplier les fausses pistes pour le plus grand bonheur de ses lecteurs. Si je me suis surprise à me souvenir de l’identité du (ou de la) coupable, ceci n’a même pas déteint sur mon plaisir à me replonger dans cette enquête. L’intrigue est bien ficelée. Les personnages sont à nouveau bien campés, et ont tous de petits secrets à cacher. La conclusion est quant à elle bien amenée, et pour le moins surprenante ! J’ai donc d’ores et déjà hâte de poursuivre l’aventure avec Les quatre (prochain roman de l’auteure si l’on se fie à l’ordre chronologique de publication).

Extraits …

« Ah ! Si seulement Hercule Poirot n’avait pas pris sa retraite, et n’était pas venu chez nous cultiver des courges !… »

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