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Sortie : 04 avril 2018

Réalisation : Francis Lawrence

Avec Jennifer Lawrence et Joel Edgerton

Thriller, Espionnage

Ma note : 10/20

Même si ma préférence va sans doute aux romances et aux films historiques, j’apprécie aussi (à plus petites doses) le genre thriller. Le temps étant redevenu gris et pluvieux le week-end dernier, direction les salles obscures pour aller voir Red sparrow. Si je m’attendais à un film à la James Bond (pour la référence espionnage), j’ai été on ne peut plus déçue du résultat.

Ballerine à Moscou, Dominika (Jennifer Lawrence) voit sa carrière compromise à la suite d’une fracture. Malgré elle, la jeune femme se retrouve recrutée par les services secrets russes. Elle deviendra un moineau (sparrow en anglais), la manipulation et ses charmes seront ses armes. Sa première cible n’est autre qu’un agent américain (Joel Edgerton) infiltré en Russie.

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Quelle déception ! Malgré un rythme soutenu (alors que le film dure environ 2h20), j’ai éprouvé des difficultés à entrer dans le film. La faute à un accent russe (plus ou moins réussi dans la version française) prêté à la majorité des personnages. Ce film est interdit au moins de 12 ans. Il y a des scènes osées, voire dérangeantes, en termes de violence et de sexualité. Si ça ne tenait qu’à moi, je crois que la mention moins de 16 ans aurait été justifiée. Les scènes sont frontales, parfois un peu gratuites. Je ne m’attendais pas à ce côté aussi trash, et pour le coup je suis restée très dubitative sur ce qui est proposé ici. J’aurais aimé retrouver un peu plus de subtilité, et moins de violence frontale (qui ne sert absolument pas l’intrigue à mon goût).

Le gros point positif tient pour moi à tout le travail apporté au niveau des plans, du cadrage, des couleurs. L’intrigue se déroule majoritairement en Russie. Les couleurs utilisées sont froides et tranchent avec le rouge (le sang, mais aussi la tenue de ballerine de notre héroïne). La relation qui se tisse entre Dominika et l’espion américain est aussi plutôt intéressante. On se demande s’il y a de la manipulation dans l’air, ou si les barrières tombent réellement face à l’attirance physique. Matthias Schoenaerts (l’oncle de Dominika) campe quant à lui un personnage plutôt intéressant.

Malgré ces petits points positifs qui viennent quelque peu contrebalancer mon ressenti vis-à-vis de Red sparrow, je n’ai pas été séduite pour un sou. La faute à de nombreuses scènes dérangeantes, à une sexualité présentée comme instrumentalisée, à une atmosphère trash. En comparaison, Atomic Blonde (avec Charlize Theron), qui garde un pied dans le même univers (thriller et espionnage), me semble de bien de meilleure facture. Je l’avais largement préféré à Red sparrow, car plus subtil.

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