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Éditions Michel Lafon, 2017 (261 pages)

Ma note : 15/20

Quatrième de couverture …

Un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après 40 ans de mariage, Martine. Leurs fils, Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants. Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps. Alexandre, rêveur mou du genou.
Et surtout… trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée. Laura, végétarienne angoissante. Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.
Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse (bien à elle) à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’invite dans la famille et dont personne ne veut.
Mélangez, laissez mijoter… et savourez !

La première phrase

« Jacques avait toujours été du genre à dépasser les limites. »

Mon avis …

Deuxième roman d’Aurélie Valognes, Nos adorables belles-filles (paru en format poche sous le titre En voiture, Simone !) n’est autre qu’une comédie familiale, légère et addictive. Il me tardait de découvrir la plume de cette auteure tant elle fait parler d’elle ces derniers temps, c’est maintenant chose faite. Je dois dire que je n’ai pas été déçue de l’aventure. Nos adorables belles-filles me semble être un bon roman feel-good, parfait pour les beaux jours, à déguster au soleil ou les pieds dans l’eau. Cette lecture ne me restera malheureusement sans doute pas des années en tête, mais un peu de légèreté de temps en temps fait le plus grand bien.

Avec ce titre, direction la Bretagne chez la famille Le Guennec. Tandis que Martine et Jacques, la soixantaine, font tout pour survivre au réveillon de Noël, la petite tribu s’apprête à accueillir Jeanne, la fiancée de Nicolas. L’enjeu est surtout de ne pas la faire fuir… Entre le mauvais caractère et les répliques cinglantes de Jacques, les cadeaux (très particuliers) offerts lors des fêtes de fin d’année et Antoinette, la grand-mère quelque peu envahissante, Jeanne va devoir se faire une place dans la famille. Arrivera-t-elle à être plus appréciée que ses belles-sœurs, Stéphanie et Laura ?

J’ai plutôt passé un bon moment en découvrant ce roman (que j’ai lu à vitesse grand V). Malgré son côté léger, j’ai apprécié les petits messages distillés par Aurélie Valognes : le fait que même après trente ans de mariage, rien n’est acquis… il faut se battre pour faire évoluer son couple ; le fait qu’il faut souvent apprendre à mettre de l’eau dans son vin face à sa famille ou à sa belle-famille. Je ne me suis pas forcément reconnue dans l’atmosphère familiale établie chez les Le Guennec (disons que l’ambiance est plus apaisée au sein de ma famille), mais chaque personnage se montre attachant à sa manière. J’ai beaucoup apprécié celui de Jeanne, qui se pose des questions oui mais qui se montre entière dans sa relation avec Nicolas.

Cette lecture n’aura malheureusement pas été un coup de cœur pour autant. On pourrait se dire que ce roman manque un peu de profondeur, et que dans les grandes lignes l’intrigue proposée se montre pour le moins classique. Mais si vous recherchez une lecture simple, authentique, et facile à lire, alors n’hésitez pas à vous plonger dans ce roman. Il a le mérite de faire du bien au moral, et de rendre son lecteur plus tolérant face aux petits défauts des uns et des autres… N’est-ce déjà pas si mal ?

Extraits …

« Quand on se met en couple, chacun vient avec un sac à dos plein de pierres. Les pierres représentent notre passé et conditionnent qui nous sommes aujourd’hui. Pour certains, le sac à dos est plus lourd à porter que pour d’autres. Nous n’avons pas tous vécu les mêmes choses, ni eu la même relation avec notre père, notre mère, nos frères et sœurs. »

« On ne choisit pas sa famille, mais on ne choisit pas non plus sa belle-famille. Juste son amoureux… »

« Mais ce qu’il y a de beau en amour, c’est qu’il y a autant de couples que de façons de s’aimer. »

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