Le lotus bleu • Hergé

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Éditions Casterman, 2015 (62 pages)

Ma note : 15/20

Je poursuis ma découverte des Tintin, dans leur ordre de parution. Cinquième aventure de notre reporter belge, Le lotus bleu (1946 pour la version colorisée) situe l’action en Chine, plus particulièrement dans les quartiers de Shanghaï. Dès les premières planches, nous retrouvons Tintin chez son ami, le Maharadjah de Rawajpoutalah (personnage rencontré dans le précédent opus, Les cigares du pharaon). Notre héros fait la connaissance d’un messager venu de Chine qui n’a que le temps de prononcer deux mots (Shanghaï et Mitsuhirato) avant d’être touché par une fléchette empoisonnéeS’engage alors un voyage à haut risque, mêlant dangers et trafic de drogue.

En avril, j’avais eu un énorme coup de cœur pour Les cigares du pharaon. Il faut savoir que Le lotus bleu s’inscrit dans une certaine continuité avec l’intrigue précédente. Cette nouvelle affaire aurait en effet un lien avec les trafiquants de drogue déjà rencontrés dans le précédent opus. J’ai apprécié pouvoir frissonner, à nouveau, face au poison qui rend fou. Sans compter les nombreuses scènes emblématiques de cet album (qui me faisaient très peur lorsque j’étais enfant) : Lao-Tzeu l’a dit […] je vais d’abord vous couper la tête. Ensuite vous connaîtrez la vérité !. Mitsuhirato campe quant à lui un méchant plutôt convaincant, et j’ai adoré retrouver nos maladroits Dupond et Dupont. Dans cet album, nous croisons également un certain… Rastapopoulos. C’est un réel bonheur de croiser au fil des pages les nombreux personnages emblématiques imaginés par Hergé. À noter que c’est aussi dans cet album que Tintin sauve et rencontre pour la première fois son ami Tchang.

Le regard d’Hergé n’est une fois de plus pas très tendre dans cet album. L’auteur dénonce ainsi quelques dérives en ancrant son intrigue dans la société chinoise : les ravages de l’opium, ou encore les relations entre les Chinois et les Japonais (nous sommes alors dans un contexte de guerre). Hergé réussit de même à placer quelques tacles plutôt engagés contre la présence occidentale en Extrême-Orient. Mais c’est aussi ce que j’apprécie avec les albums Tintin. Une double lecture est souvent possible, même si j’essaie toujours de m’en dégager un peu en me disant que chaque album se fait témoignage des idées et des pensées d’une certaine époque.

En bref, j’ai à nouveau plutôt passé un bon moment avec cet opus. Les dessins d’Hergé, simples et colorés, sont toujours un délice pour les yeux. J’aurai aussi souri à de nombreuses reprises face aux petites touches d’humour distillées dans l’album. Même si je préfère bien d’autres aventures à celle du Lotus bleu, cette lecture vaut quand même le détour.

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4 commentaires sur “Le lotus bleu • Hergé

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    1. Ils sont plutôt rapides à lire, ce sont de petites histoires (à peine une soixantaine de pages). Mais les Tintin sont chouettes oui ! Ah une expo sur Hergé, je crois que tu m’en avais déjà parlé. Mais ce devait être une superbe expérience. J’aimerais beaucoup faire le château de Cheverny car j’adore les châteaux mais aussi car il y a une expo Tintin haha (Cheverny a servi de modèle pour Moulinsart). Gros bisous à toi !

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