La mer en hiver • Susanna Kearsley

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Éditions Pocket, 2017 (566 pages)

Ma note : 14/20

Quatrième de couverture …

Au printemps 1708, une flotte de soldats français et écossais échoue à faire revenir James Stewart, le roi exilé, sur ses terres d’Écosse afin de réclamer sa couronne.
De nos jours, Carrie McClelland, écrivain à succès, s’inspire de cet épisode historique pour son nouveau roman. Installée aux abords du château de Slains, au cœur d’un paysage écossais désolé et magnifique, elle crée une héroïne portant le nom d’une de ses ancêtres, Sophia.
Très vite, les lignes se brouillent entre fiction et faits historiques. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au cœur de l’intrigue de 1708, elle découvre une histoire d’amour fascinante, oubliée avec le temps.
Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé…

La première phrase

« Ce n’était pas un hasard. Rien de tout cela n’était arrivé par simple hasard. »

Mon avis …

L’Écosse. La promesse d’un voyage dans le temps. Avant de me plonger dans ce roman, je dois dire que celui-ci disposait déjà de quelques arguments pour me séduire. Avec La mer en hiver, j’ai eu l’occasion de découvrir un peu plus l’Histoire de l’Écosse sous fond d’intrigue politique (en 1708, les jacobites tentent alors de faire revenir Jacques Stuart sur ses terres écossaises, la couronne étant détenue par la reine Anne). Si j’ai plutôt passé un bon moment en compagnie de ce livre, je n’ai malheureusement pas été emportée autant que je l’aurais souhaité. Il faut dire que par son intrigue, et ses allers-retours entre passé et présent, je n’ai pu m’empêcher de penser à mon quasi coup de cœur pour Ainsi puis-je mourir (Viviane Moore), roman que j’avais lu en 2015. Peut-être devriez-vous tenter de le découvrir si vous avez apprécié La mer en hiver. Il est également question d’une auteure, qui crée l’intrigue de son roman à partir d’un château, d’une période historique, et qui se trouve rapidement happée (malgré elle) par ses ressentis et de curieuses coïncidences. Bref. Vous l’aurez compris, je pense ne pas avoir su apprécier La mer en hiver à sa juste valeur, tant je ne pouvais m’empêcher de le comparer à un autre roman lui ressemblant plus ou moins.

J’ai pourtant beaucoup aimé découvrir cette romance historique qui nous est ici proposée. Lorsque Carolyn (dite Carrie) McClelland découvre le château de Slains, notre romancière se sent irrésistiblement attirée par ses murs, comme s’il ne s’agissait nullement d’une première rencontre… En choisissant de romancer le vécu de Sophia, une de ses ancêtres ayant vécu au XVIIIe siècle, Carrie découvre que ce qu’elle écrit lui semble étrangement réel.

Susanna Kearsley nous propose ici deux histoires d’amour. D’un côté, nous retrouvons Sophia, amoureuse d’un jacobite dont la tête est mise à prix. De l’autre, nous suivons Carrie attirée par Graham, le fils de son logeur, alors que même qu’un certain Stuart lui fait la cour. Je pense avoir préféré évoluer, et vibrer, auprès de Sophia (une jeune héroïne on ne peut plus attachante, à laquelle il est facile de s’identifier). Pour ce qui est de la partie historique, Susanna Kearsley ne se montre pas forcément tendre avec Sophia. Il y a des drames, des silences, des secrets qu’il faut absolument garder sous peine de voir sa vie en danger s’ils se trouvent divulgués… Si certains moments de l’intrigue m’ont parfois fait lever les yeux au ciel (parce que trop convenus ou trop mielleux pour moi), je dois dire que je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

La mer en hiver est un roman que je vous conseille de vous découvrir, même si je lui ai préféré un autre livre dont l’intrigue (tout du moins l’idée de départ) me semble assez proche. J’ai apprécié rencontrer les personnages de ce roman, et j’ai adoré l’idée que Susanna Kearsley intègre à son roman l’idée d’une mémoire transgénérationnelle, d’une transmission au fil des générationsCe livre me conforte également dans mon souhait de visiter l’Écosse (je rêve d’y aller depuis plusieurs années maintenant).

Extraits …

« Pour ma part, je me sentais parfaitement dans mon élément. J’aimais les bruits de la mer et la sensation du vent frais sur mon visage. Mes pieds se plaçaient confiants sur le sentier, comme s’ils étaient certains du chemin à suivre. »

« Je repartis errer dans le salon et restai un moment à regarder par la fenêtre le cap plongeant dans la mer et les ruines du château de Slains.
En les observant, je sentis à nouveau mes personnages s’agiter – la suggestion faible, encore inaudible, de leurs voix, et leurs mouvements autour de moi, tout comme on ressent la présence d’autrui dans l’obscurité. Je n’avais pas besoin de fermer les yeux. Mon regard était déjà perdu au-delà de la vitre, ne voyant plus vraiment le paysage, dans cette étrange transe d’écrivain qui s’emparait de moi lorsque mes personnages commençaient à parler, et je me concentrai pour les entendre. »

5 commentaires sur “La mer en hiver • Susanna Kearsley

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