La princesse de Clèves (BD) • Bouilhac et Catel

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Éditions Dargaud, 2019 (210 pages)

Ma note : 17/20

Reçue en avril à l’occasion de mon anniversaire, il me tardait de découvrir cette adaptation de La princesse de Clèves, célèbre roman de Mme de La Fayette. Je dois vous avouer que mon unique tentative de lire ce classique de la littérature s’est soldée par un échec (j’étais alors adolescente). Aussi, c’est avec un grand bonheur que j’ai enfin pu me plonger dans toute l’intrigue imaginée par la comtesse de La Fayette. J’aurai passé de belles heures de lecture, et j’ai maintenant moins peur de donner une seconde chance à son auteure pour m’attaquer à la version d’origine.

Publié anonymement en 1678, La princesse de Clèves entraîne ses lecteurs au XVIe siècle,  sous le règne d’Henri II et de Catherine de Médicis. Lorsque Mlle de Chartres est présentée à la Cour, la jeune femme fait sensation et suscite déjà bien des jalousies. Mme de Chartres n’espère rien de moins pour sa fille que la voir réaliser un beau mariage, vœu qui sera bientôt exaucé… Seulement notre héroïne ignore encore tout des choses de l’amour. Du moins jusqu’à ce qu’elle fasse la rencontre d’un certain duc de Nemours, bien connu de la Cour pour son charme et ses nombreuses conquêtes féminines. Dès lors, la princesse est soumise à un affreux dilemme : rester fidèle à son époux qui l’admire plus que tout, ou succomber à la passion au risque que celle-ci ne soit qu’éphémère.

Bouilhac et Catel signent ici une adaptation élégante et soignée. J’ai beaucoup apprécié tout le soin apporté aux détails (décors, costumes) relatifs au XVIe siècle, tout comme j’ai applaudi le choix des couleurs qui restent sobres et douces. Un arbre généalogique est présenté au lecteur au début de la BD, et je dois dire que c’est un autre point que j’ai adoré puisqu’il permet de se repérer dans la complexité des liens entre les Valois, la famille de Guise ou encore la branche des Bourbon. Au fil des pages, j’ai été ravie de croiser Henri II, Diane de Poitiers, Marie Stuart ou encore le chevalier de Guise.

J’ai également aimé retrouver quelques éléments du vécu de Madame de la Fayette, que ce soit en introduction ou grâce à l’épilogue où l’on retrouve une auteure triste et esseulée, désireuse de se retirer de la Cour après le décès de son mari et celui de son ami, La Rochefoucauld. Ceci replace l’écriture de La princesse de Clèves dans son contexte, et permet de rendre le récit encore plus vivant.

Concernant l’intrigue en elle-même, il est bien sûr question d’un amour impossible. Mais peut-être pas si impossible que ça, tant je me suis surprise à imaginer plusieurs issues en terminant la BD. Je pense avoir réussi à comprendre le personnage de la princesse de Clèves, une héroïne forte qui cherche à vivre une vie qu’elle estime honorable.

En bref, cette lecture restera parmi mes découvertes fortes de cette année 2019. Je me suis enfin réconciliée avec l’œuvre d’origine de Mme de La Fayette (dont je connais maintenant enfin l’intrigue), tout comme j’ai aimé me retrouver au cœur des intrigues de la Cour sous le règne d’Henri II. C’est la première fois qu’une BD me fait voyager au XVIe siècle, et je dois dire que j’ai grandement apprécié l’expérience.

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