Munkey diaries • Jane Birkin

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9782213701479-001-T

Éditions Fayard, 2018 (351 pages)

Ma note : 16/20

Quatrième de couverture …

« J’ai écrit mon journal à partir de 11 ans, adressé à Munkey, mon confident, ce singe en peluche, gagné dans une tombola. Il a dormi à mes côtés, il a partagé ma vie avec John, Serge, Jacques, il a été le témoin de toutes les joies et toutes les tristesses. Devant la dévastation de mes enfants, j’ai déposé Munkey dans les bras de Serge dans le cercueil où il reposait, tel un pharaon. Mon singe pour le protéger dans l’après-vie.
En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu’on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd’hui. Les journaux sont forcément injustes, on montre ses cartes, il y a des versions de tout, mais là, il n’y a que la mienne. J’ai pris comme principe de ne rien arranger, et croyez-moi, j’aurais préféré avoir
des réactions plus sages que celles que j’ai eues… ».
On croyait tout connaître de Jane Birkin, tant elle fait partie de notre histoire depuis cinquante ans, jusqu’à ce livre qui nous fait vivre une époque flamboyante, du Swinging London au Saint-Germain-des-Prés des années 70, et donne à lire le quotidien d’une grande amoureuse, désopilante et fantasque, et d’une artiste exceptionnelle.
Un journal à la fois intime et universel.

Mon avis …

Di doo dah ou encore Ex fan des sixties, telles sont les mélodies qui me viennent à l’esprit lorsqu’il est question de Jane Birkin. Publié sous forme de journal intime, Munkey diaries revient sur tout un pan de la vie de cette personnalité. La chanteuse et actrice nous livre quelques anecdotes croustillantes sur son enfance, ses années malheureuses au pensionnat, son mariage avec John Barry, la naissance de sa première fille (Kate) ou encore sa rencontre avec Serge Gainsbourg en 1968. Nous la quittons aux alentours de ses 35 ans, alors qu’elle est enceinte de Lou. J’ai beaucoup aimé cette lecture, et j’ai déjà hâte de me plonger dans la seconde partie de ce journal, Post-scriptum, publiée cette année.

Munkey est un simple singe en peluche, et pourtant… Il accompagne Jane pendant son enfance. Il sera confié à son père lorsqu’il sera opéré à plusieurs reprises. Il rejoindra même Serge Gainsbourg dans son cercueil, pour le protéger dans l’après-vie nous dit-elle. Le titre de cet ouvrage était donc tout trouvé. Il faut savoir que Jane Birkin a tenu elle-même à traduire son journal, au départ rédigé en anglais. J’ai aimé y trouver quelques annotations : ses anciens écrits (de petite fille, puis de jeune femme) croisent ainsi un regard plus mûr, plus propice à prendre du recul sur ce qui a été vécu. Ce qui est extrêmement intéressant !

J’aime de temps en temps lire des biographies sur des personnalités qui m’intriguent. Jane Birkin en fait partie. J’avais très envie de savoir ce qui se cachait derrière cette image sulfureuse qu’elle pouvait renvoyer dans les années 60, mais aussi derrière ce couple mythique qu’elle a pu former avec Serge Gainsbourg. Je ne m’attendais pas à découvrir le portrait d’une femme aussi passionnée, souhaitant vivre l’amour avec un grand A, capable de disputes tonitruantes. Je pense à cette scène où elle raconte avoir balancé une tarte à la crème dans le visage de Serge Gainsbourg, ou encore à cet épisode où elle se jette dans la Seine espérant être repêchée, et ainsi tirer un trait sur une dispute… Une vie tout sauf ennuyeuse donc.

En lisant ce journal, on se dit que Jane Birkin se met à nu. C’est sincère, et c’est donc touchant. Même si la chanteuse nous confie ne pas être fière de tous ses choix et de tous les moments de sa vie, c’est une jolie manière de découvrir qui est vraiment Jane Birkin. Son mariage raté avec John Barry. La difficulté de certains tournages, et ses nombreux voyages à l’étranger. Sa vie de couple mouvementée avec Serge Gainsbourg. Rien n’est épargné. Jane Birkin nous parle de ses blessures, de ses déceptions. Le lecteur y découvre des choses qu’il ne soupçonnait pas forcément.

En bref, point besoin d’apprécier Jane Birkin pour se plonger avec intérêt dans Munkey diaries, puisqu’il est avant tout question d’un portrait de femme. Même si je n’ai pas eu de coup de cœur, cet écrit se fait de même témoignage d’une époque : et c’est tout simplement passionnant !

Extraits …

« Et quant à Serge, même s’il me restait un million d’années à vivre, je ne pourrais jamais plus aimer quelqu’un autant que je l’aime lui. »

6 commentaires sur “Munkey diaries • Jane Birkin

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    1. Moi non plus, je trouve qu’elle n’a pas beaucoup de voix pour une chanteuse (même si j’avoue aimer deux ou trois de ses chansons). Par contre je trouve qu’elle dégage quelque chose de sympathique moi aussi. Tu peux tenter cette lecture si tu souhaites en savoir plus sur sa personnalité, son vécu. C’est une lecture passionnante.

      Aimé par 1 personne

      1. J’aime aussi beaucoup Di doo dah. Je te souhaite de découvrir son journal, pas forcément pour l’écriture (qui n’est pas exceptionnelle) mais alors pour le côté témoignage d’une époque, et tout le reste, tu peux foncer ! 😉

        Aimé par 1 personne

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