Broadway Limited, tome 1 : Un dîner avec Cary Grant • Malika Ferdjoukh

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Éditions L’école des loisirs, 2019 (598 pages)

Ma note : 16/20

Quatrième de couverture …

Automne 1948.
Il débarque un soir de grand vent à la pension Giboulée. Par erreur. Un stupéfiant malentendu linguistique. Il est à New-York et on l’a pris pour une demoiselle à cause de son prénom. Or la pension Giboulée est exclusivement réservée aux jeunes filles. La gent masculine y est rigoureusement interdite. Par chance, il est français. Et il joue très bien du piano…
Voici l’histoire de l’étudiant Jocelyn Brouillard, 17 ans presque, à l’ère du swing et de la comédie musicale, propulsé dans un tourbillon où les jeunes Américaines sont plus turbulentes, éblouissantes, hardies et étourdissantes les unes que les autres.

La première phrase

« La jeune fille ouvrit la porte au jeune homme. Un essaim de feuilles rouges s’engouffra aussitôt à l’intérieur de la maison tel un gang de sorcières à l’affût. »

Mon avis …

Automne new-yorkais. 1948. À l’heure où beaucoup rêvent d’un avenir scintillant, pour se reconstruire et tenter d’oublier les atrocités de la guerre, le lecteur est ici invité à suivre le quotidien de plusieurs jeunes filles, toutes locataires de la plus que convenable pension Giboulée. Elles s’appellent Chic, Manhattan, Hadley, Page ou encore Ursula. Elles rêvent de devenir mannequin, danseuse ou comédienne. En attendant, nos héroïnes se contentent de petits boulots (vendeuse de doughnuts, cigarette girl…) pour faire bouillir la marmite. Bienvenue dans le New-York du swing, des claquettes et des comédies musicales. Bonne humeur garantie !

Quelle lecture rafraîchissante ! Je dois admettre avoir mis du temps pour réellement entrer dans l’intrigue, et réussir à m’y retrouver face à une flopée de personnages. Mais je garde un souvenir très positif de cette lecture. Nul doute que je me procurerai le tome 2.

Je connaissais déjà la plume de Malika Ferdjoukh pour avoir lu la série Quatre sœurs, lorsque j’étais adolescente. Presque vingt ans plus tard, la magie est à nouveau au rendez-vous. L’écriture est ici fluide, avec quelques petites notes d’humour, et bourrée de références au New-York des années 40-50. On y croise Clark Gable en compagnie d’une de ses conquêtes, une jeune Grace Kelly lors d’un casting pour tourner des pubs, ou encore Woody Allen adolescent. Un régal !

Ce premier tome ne s’attache pas à suivre davantage certains personnages. Au fil des pages, nous en apprenons de plus en plus sur chacun. Mention spéciale à Jocelyn Brouillard, jeune pianiste frenchie âgé de 17 ans, parachuté à la pension Giboulée à la suite d’un malentendu. Son personnage s’étoffe en effet petit à petit, et j’ai beaucoup aimé suivre sa douce romance avec Dido. Nos héroïnes sont toutes attachantes, et nous suivons à chaque fois un élément de leur histoire bien précis. Il y a Hadley, qui après avoir dansé avec Fred Astaire se trouve reconvertie en cigarette girl, et qui court après un amour perdu. Manhattan, également danseuse, à la recherche de son père qui se révèle être un homme odieux et séducteur en diable. Chic, une actrice qui enchaîne les publicités en attendant de trouver un rôle en or. Ou encore Page, une jeune fille un peu perdue, tombée amoureuse d’un homme de vingt ans son aîné. J’avoue avoir eu une préférence pour Hadley et Page. Elles sont si différentes, mais en même temps touchantes.

Je ne peux que vous recommander cette lecture doudou et cocooning à souhait. J’ai aimé la plume à la fois simple et bienveillante de son auteure, tout comme j’ai adoré retrouver des références cinématographiques et musicales des 40’s-50’s. J’ai eu du mal au départ à différencier nos héroïnes et à ne pas m’emmêler les pinceaux, mais l’on quitte à regret cette petite communauté que forme la pension Giboulée. Alors, un dîner avec Cary Grant que je lirai la suite !

Extraits …

« – Mais le théâtre existe pour cela, petite Page. Et tous les livres du monde. Et tous les films. Les poèmes. Les chansons, même. Ils disent pour nous les mots que l’on ne sait pas dire. Il faut les écouter. S’en servir. Les redire. »

« On ne fume pas dans la salle de bain, lui signala Page.
– Pourtant j’y fume. Tiens, on a le même dentifrice !
– En effet. Le mien. »

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