Dame d’honneur • Anne Glenconner

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Éditions Les Escales, 2021 (342 pages)

Ma note : 16/20

Quatrième de couverture …

Bien qu’elle soit l’aînée du richissime comte de Leicester, Lady Anne Glenconner est une femme et donc une « terrible déception ». Elle n’héritera ni du domaine ancestral ni de la fortune familiale. Ainsi débute la vie riche en contrastes de cette aristocrate, intime de la famille royale, qui oscille entre tragédie et comédie. 
Lady Anne raconte les missions diplomatiques aux quatre coins du monde, aux côtés de la princesse Margaret. Elle décrit les fêtes somptueuses et décadentes sur l’île Moustique, propriété de son époux, refuge de la princesse fuyant les paparazzis et paradis pour célébrités comme David Bowie ou Mick Jagger ; mais aussi l’annulation de ses premières fiançailles due à son « mauvais sang » et son mariage tumultueux avec le fantasque Lord Glenconner…
Avec humour, finesse et sincérité, Lady Anne partage ses souvenirs dans ce récit intime et pétillant qui se lit comme un roman délicieusement british.

Mon avis …

De temps en temps, il m’arrive (avec bonheur !) de me plonger dans des récits autobiographiques. Parce que je souhaite en savoir plus sur des personnalités historiques que je trouve fascinantes (comme Sissi, Sarah Bernhardt…), mais aussi parfois parce que c’est tout un contexte qui me tend les bras. Voyager dans l’Angleterre rurale du XIXe siècle en compagnie des sœurs Brontë, faire le tour du monde (car c’était une vraie globe-trotteuse) au bras de ma chère Agatha Christie : de sacrées expériences ! Lorsque l’on sait que tout ce qui concerne l’aristocratie anglaise m’intéresse (je pense à la série Downton Abbey, aux romans Son espionne royale, et bien sûr à toute l’actualité concernant la famille royale anglaise), nul doute que ce récit autobiographique me faisait de l’œil. Anne Glenconner fut l’amie intime, tout en remplissant la fonction de dame d’honneur, de la princesse Margaret (sœur d’Elizabeth II). Agrémentée de photographies (officielles et parfois plus familiales), j’ai beaucoup apprécié me plonger dans cette autobiographie.

Fille du comte de Leicester, Anne Glenconner (née en 1932) évoque de nombreux aspects de son vécu : son enfance à l’aube de la seconde guerre mondiale ; son mariage tumultueux avec le séduisant mais aussi colérique et instable Colin Tennant (futur Lord Glenconner) ; ses voyages diplomatiques aux quatre coins du monde.

Ce récit remet quelque peu les choses à leur place. Issue d’un milieu aisé, la vie n’a pas toujours été tendre avec Lady Anne Glenconner. Son mariage n’est pas heureux, mais elle perdra également ses deux fils aînés (le premier d’une hépatite en lien avec une consommation excessive d’héroïne, le second du sida alors que même que cette maladie était quasiment inconnue à l’époque et faisait terriblement peur).

En parallèle, nous suivons son quotidien en assistant à des fêtes somptueuses sur l’île Moustique (propriété de son époux). Ce lieu fut aussi un véritable refuge pour la princesse Margaret, alors à l’abri des paparazzis. Anne Glenconner se livre avec une réelle franchise, et parfois une pointe d’humour british. Les photos personnelles qui illustrent ses propos sont un vrai point fort. Elles se font le second témoin de tout ce qu’elle a pu vivre.

J’ai passé un bon moment en compagnie de ce livre. Anne Glenconner se livre sans fard. Son ton reste toujours bienveillant, ce que j’ai apprécié. J’ai aimé la laisser nous décrire son univers, car c’était finalement différent de ce à quoi je m’attendais.

Extraits …

« Si j’accompagnais la princesse pour ses engagements officiels et lui avait offert un refuge dans le Norfolk, à Glen ou à Moustique, de son côté, elle nous invitait Colin et moi à passer des week-ends avec elle à Balmoral et au Royal Lodge, la maison de la reine mère à Windsor.
La famille royale avait une passion pour les pique-niques, même si leur conception de la chose dépassait sans doute celle du commun des mortels. Pour citer la princesse, “impossible d’organiser un pique-nique sans maître d’hôtel.” »

« J’avais supposé qu’oncle Stephen était en trop mauvaise santé pour quitter son lit, mais il se trouve qu’il était au contraire dans une forme resplendissante ; simplement, il ne se levait plus jamais, sauf en juin pour aller admirer ses roses. “Il n’y a pas grand chose à voir, en réalité, toutefois je ne peux pas résister à leur appel.” Moi qui avais toujours pensé que mon époux était un homme qui sortait de l’ordinaire, j’ai revisité en quelques minutes mon jugement. »

2 commentaires sur “Dame d’honneur • Anne Glenconner

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