Contes des mille et une nuits

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Éditions de Crémille, 1973 (250 pages)

Ma note : 13/20

La première phrase

« Il y avait autrefois à Casgar, aux extrémités de la grande Tartarie, un tailleur qui avait une femme qu’il aimait et dont il était aimé. Un jour, qu’il travaillait, un petit bossu vint s’asseoir à l’entrée de sa boutique et se mit à chanter en jouant du tambour de basque. »

Mon avis …

Cette année, j’ai souhaité profiter de mes vacances d’été pour me replonger dans Les mille et une nuits. Ce recueil de contes populaires (pour la plupart très anciens) a été diffusé en Europe à partir du XIXe siècle. L’orientalisme, courant littéraire et artistique, était alors très en vogue à l’époque.

Je suis surtout ravie d’avoir pu remettre la main sur une ancienne édition, lue une première fois lorsque j’étais petite. Comme j’avais hâte de retrouver ce qui m’avait transportée lorsque j’étais enfant : les nombreux récits de voyage, ou encore le charme des illustrations ! Je dois vous l’avouer tout de go, je ressors un brin déçue de ces retrouvailles. Lus avec un regard adulte, ces contes se font plus crus, plus violents. Ce n’était pas forcément ce que je venais chercher. Reste que j’ai profité de l’odeur des vieux livres et de l’attrait des pages jaunies par le temps.

Cette édition comprend quatre contes, sans doute les plus connus des Mille et une nuits : Le petit bossu ; Sindbad le marin ; Ali Baba et les quarante voleurs ; Aladin ou la lampe merveilleuse. Il s’agit donc d’une version édulcorée, puisque les nombreux contes du recueil sont censés s’enchaîner, évitant par là à Shéhérazade une possible exécution. Pendant mille et une nuits, la fille du grand vizir raconte une histoire au sultan Shahriar qui, échaudé par une mauvaise expérience, a pris l’habitude de faire disparaître ses épouses les unes après les autres. Heureusement l’histoire se termine bien, Shéhérazade gagnant peu à peu la confiance de son mari.

Le petit bossu

Un bossu est invité à déguster un bon repas chez un tailleur. Jusqu’à ce qu’il tombe sur une arête, et que tout s’enchaîne… Le tailleur craint d’être arrêté et met au point tout un stratagème avec son épouse. Leur plan : se débarrasser, sans se faire voir, de notre pauvre bossu. Ce conte questionne la dualité de l’être humain (tantôt lâche, tantôt honnête). C’est peut-être celui du recueil auquel j’ai le moins accroché. J’ai trouvé l’intrigue plutôt farfelue, mais surtout redondante. Je n’en garderai donc pas un souvenir impérissable.

Sindbad le marin

Ce conte nous invite à faire la connaissance d’un marin originaire de Bagdad : Sindbad. Celui-ci nous fait le récit de ses aventures maritimes pour le moins riches en péripéties. Rencontre avec un serpent géant ; créatures anthropophages ; ou encore enfermement dans un cercueil : notre héros ne sera pas épargné. Sindbad réussira à prouver à tous que sa fortune est bien méritée, qu’elle est le fruit de nombreuses épreuves qu’il aura su traverser. Si j’ai peu goûté aux détails parfois sordides de ce conte, j’ai réussi à le lire comme un récit d’aventures et je dois dire qu’on ne s’ennuie pas une seconde.

Ali Baba et les quarante voleurs

“Sésame, ouvre-toi !”, ou comment toute une tripotée de brigands parvient à tromper son monde grâce à une caverne et à une simple formule. Quand Ali Baba, un pauvre bûcheron, découvre le pot aux roses, l’histoire ne fait finalement que commencer. J’ai beaucoup aimé ce conte qui reste sans doute mon préféré du recueil. Il y a de l’action, de nombreuses péripéties, mais aussi le personnage de Morgiane : une jeune esclave qui réussira, par sa ruse, à sauver Ali Baba à plusieurs reprises.

Aladin ou la lampe merveilleuse

Tout commence par la rencontre entre Aladin, un jeune orphelin, et un magicien africain. Que feriez-vous face à une lampe laissant apparaître un génie en capacité de réaliser vos vœux les plus chers ? Aladin choisira dans un premier temps de manger à sa faim, pour ensuite finir par demander la main de la fille du sultan : la princesse Badroulboudour. J’ai plutôt passé un bon moment en compagnie de ce conte (qui accuse par contre quelques longueurs). Je suis contente de l’avoir lu rien que pour découvrir les libertés prises par le dessin animé.

En bref, si je suis loin d’être totalement séduite par ce recueil de contes, je ne regrette pas de l’avoir lu pour ma culture générale. Malgré ma déception, je compte garder précieusement cette édition dans ma bibliothèque. Pour peut-être lui redonner une chance d’ici quelques années ?

Extraits …

« Le plus apparent, chargé de sa valise comme les autres, qu’Ali Baba prit pour le capitaine des voleurs, s’approcha du rocher fort près du gros arbre où il s’était réfugié, et, après qu’il se fut fait un chemin au travers des arbrisseaux, il prononça ces paroles si distinctement : “Sésame, ouvre-toi”, qu’Ali Baba les entendit. »

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5 commentaires sur “Contes des mille et une nuits

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    1. « Ali Baba » reste mon conte préféré du recueil. Merci pour ton petit mot Coralie ! J’ai entendu parler de « La sirène, le marchand et la courtisane » : tu connais bien mes goûts alors, car effectivement je me disais qu’il fallait absolument que je le lise. 😀😘

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