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Éditions Casterman, 1983 (62 pages)

Ma note : 17/20

Les cigares du pharaon fait incontestablement partie de mes albums préférés de Tintin. À l’occasion de sa relecture, je classe donc cette bande-dessinée parmi mes coups de cœur livresques. La promesse d’un voyage au pays des pharaons. Le si étrange professeur Siclone. Mais aussi, le génialissime personnage du fakir (qui aura hanté de nombreux cauchemars lorsque j’étais petite). Quel plaisir de retrouver cette bande-dessinée ! Publié dans les années 50, cet album est pour moi un très bon cru.

Alors même que notre reporter belge se trouve à bord d’une croisière à destination de Shanghai, le voici amené à faire une bien singulière rencontre. Le professeur Philémon Siclone, égyptologue, est déterminé à mettre la main sur le tombeau du pharaon Kih-Oskh. Or les précédents savants qui ont entrepris cette même recherche en plein désert ont tous mystérieusement disparu… Une escale au Caire, et quelques curieux cigares plus tard, nos trois personnages (Tintin, le professeur, et bien sûr Milou) se retrouvent balancés en plein mer, enfermés dans des sarcophages ! Pas de doute, la sépulture du pharaon doit alors cacher un bien sombre secret.

Outre mon plaisir de retrouver quelques personnages emblématiques de la saga (je pense à Rastapopoulos, mais aussi aux Dupont-Dupond qui font ici leur toute première apparition dans l’œuvre d’Hergé), j’ai apprécié le rythme soutenu de cet opus. Les dessins sont une nouvelle fois réussis, alors que l’univers arabe (puis indien) nous fait voyager comme jamais. Le capitaine Haddock et Moulinsart ne sont pas encore au rendez-vous, et pourtant comme j’ai aimé me replonger dans cette aventure. Les dialogues, les situations, se font parfois cocasses grâce au truculent professeur Siclone (qui en percutant Rastapopoulos sur le bateau a le malheur, ô drame, de le confondre avec une manche à air). Mais Les cigares du pharaon est aussi un des albums qui m’aura fait le plus peur étant petite. Cette affaire de flèches empoisonnées (au suc de radjaïdjah, le poison qui rend fou). Le regard du fakir. Tintin qui manque de se faire tuer via un coup de khouttar (poignard indien). L’atmosphère de cette BD a de quoi marquer les esprits.

Lorsque j’ouvre un album de Tintin, je replonge toujours dans mes souvenirs d’enfance. Si j’ai avant tout pu découvrir les intrigues imaginées par Hergé lorsque j’étais petite (grâce à la version dessin animé), je trouve tout aussi passionnant de revivre les aventures de notre reporter, avec cette fois-ci un regard adulte. J’ai hâte de poursuivre l’aventure avec Le lotus bleu.

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