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Éditions Points, 2012 (333 pages)

Ma note : 12/20

Quatrième de couverture …

Dans le monde d’Arnljótur, vingt-deux ans, il est question de boutures, de graminées et surtout de sa fierté, les roses à huit pétales, les Rosa candida. Sa passion dans la vie : le jardin et les fleurs. Une nuit, dans une serre, Arnljótur et Anna s’aiment. Ils se connaissent à peine, pourtant leurs existences en seront chamboulées à jamais car, en Islande, les filles naissent bien dans les roses…

La première phrase

« Comme je vais quitter le pays et qu’il est difficile de dire quand je reviendrai, mon vieux père de soixante-dix-sept ans veut rendre notre dernier repas mémorable. »

Mon avis …

Un roman poétique et doux, une vraie « lecture doudou ». J’ai pour autant trouvé le tout parfois longuet et agaçant.

Notre jeune héros, Arnljótur, s’apprête à quitter le domicile familial pour se rendre dans la roseraie d’un vieux monastère. Le jeune homme a en effet hérité d’une passion, partagée avec sa maman décédée dans un accident de voiture : le jardin, et la serre où elle cultivait avec brio une variété rarissime de roses à huit pétales. C’est d’ailleurs dans une serre qu’Arnljótur a vécu sa première histoire d’amour. D’une étreinte éphémère, est née la petite Flora Sol. Arnljótur compte bien revendiquer ses droits de père. Son périple pour parvenir à la roseraie isolée va justement l’amener tout droit à Anna, son ancien amour, et donc, à sa fille.

Rosa candida a été le coup de cœur de nombreuses lectrices. Encore une fois, j’ai l’impression de me situer un peu à contre-courant puisque sans avoir détesté cette lecture, je n’ai pas été totalement emballée. Avec ce livre, j’ai trouvé une tonalité originale. J’ai également beaucoup apprécié que ce roman traite du thème de la paternité, à travers l’amour d’un père pour sa fille. Je trouve que ce thème se retrouve finalement peu dans la littérature. Il s’agit également d’un récit initiatique : le personnage principal passe ainsi de l’adolescence à l’âge adulte, où il va devoir apprendre à assumer, à gérer ses responsabilités. J’ai eu beaucoup plus de mal avec l’atmosphère qui ne me parlait pas vraiment : les terres entourées de lave, le monastère mystérieux impossible à situer. Ces décors ont un côté magique, mais je n’ai pas été touchée. De même, j’ai trouvé que certaines scènes étaient peu crédibles, que le road-movie dans lequel s’engage Arnljótur comportait des longueurs.

Je reste donc sur un ressenti mitigé. Mais un gros point positif : j’ai trouvé à ce livre une certaine beauté avec notre héros qui apprend à devenir papa au contact de sa fille. Une lecture tendre sur la paternité et le passage à l’âge adulte. La fin, même si j’ai été un brin déçue, reste jolie et surprenante.

Extraits …

« Papa dirait : On ne va pas loin avec des rêves, mon petit Lobbi.
Maman, elle, aurait dit : Il faut poursuivre ses rêves. »

« – Rose à huit pétales ; ce sont huit pétales soudés au fond de la corolle et puis deux fois huit autres à l’extérieur, vingt-quatre pétales en tout, en trois rangs qui forment le bouton, presque toujours humide de rosée, dis-je en guise d’explication. C’est exact qu’elle est apparentée à Rosa candida, à ceci près qu’elle n’est pas blanche. Il s’agit d’une souche plus robuste, probablement le seul spécimen au monde, dis-je. Bien que j’aie parcouru d’innombrables livres sur les roses, je n’ai encore jamais trouvé de variété comparable. »

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