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Éditions Pocket, 2013 (573 pages)

Ma note : 16/20

Quatrième de couverture …

23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?
Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné.
Il ne reste plus qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

La première phrase

« 23 décembre 1980, 00h33

L’airbus 5403 Istanbul-Paris décrocha. Un plongeon de près de mille mètres en moins de dix secondes, presque à la verticale, avant de se stabiliser à nouveau. »

Mon avis …

Michel Bussi est un écrivain chouchou des lecteurs depuis maintenant quelques temps. Je le découvre avec ce titre agréable et plaisant. Un récit bien ficelé, sans temps morts et rempli de retournements de situation. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. En un mot : un polar efficace.

Suite à un crash d’avion sur le Mont Terrible, dans le Jura, le bilan est sinistre. La totalité des passagers et membres d’équipage ont péri brûlés vifs. Tous, sauf une miraculée : un bébé de trois mois aux yeux bleus. Il s’avère que deux familles voyageaient ce jour là à bord de l’avion avec une petite fille âgée de trois mois. La justice tranche : la survivante s’appelle Émilie. Elle rejoint rapidement les Vitral, un gentil couple dieppois. Mais Mathilde de Carville, appartenant à une famille richissime, n’a pas dit son dernier mot. Elle compte bien prouver que cette petite fille est en réalité Lyse-Rose. Elle engage alors Crédule Grand-Duc, détective, pour faire la lumière sur cette affaire. Dix-huit ans d’enquête et Grand-Duc est sur le point d’échouer, tout du moins jusqu’à ce que la vérité lui apparaisse enfin brutalement.

Avec cette lecture, j’ai donc été agréablement surprise. Michel Bussi réussit à nous captiver en dévoilant, par l’intermédiaire de Marc Vitral, des bribes du journal appartenant au détective. On avance ainsi au même rythme que Marc, qui reste persuadé qu’Émilie n’est pas sa sœur. J’ai aimé les personnages de Mathilde et de Malvina (hautement inquiétante) de Carville. Je pourrais cependant apporter une critique : j’ai trouvé que ce récit n’évitait pas les clichés. On retrouve ainsi les Vitral, un couple plutôt pauvre mais adorable et le cœur sur la main « contre » les Carville, de riches industriels qui apparaissent comme étant tout sauf sympathiques. Mais le roman aurait-il fonctionné sans cela, je ne le pense pas.

Un avion sans elle est un polar original qui se lit facilement. Le final est intéressant. Pour une première lecture de Michel Bussi, je suis tout simplement séduite et je vais vite continuer avec ses autres titres. En termes de roman policier, je trouve qu’il ne peut malheureusement pas rivaliser avec les grands auteurs du genre (je pense notamment à Agatha Christie), mais il vaut le coup d’œil et je ne peux que vous le conseiller. Une jolie surprise me concernant !

Extraits …

« La solution sautait aux yeux… à une condition. Une seule condition. Absolument délirante. Ouvrir ce journal dix-huit ans plus tard ! »

« Émilie multipliait la surface habitable de la petite maison des Vitral par deux, par dix, simplement en la gonflant de musique, de mélodies de Chopin ou de Satie, en faisant s’envoler en haut, au-dessus des falaises, comme une baudruche de bonheur, puis en la faisant exploser d’un éclat de rire. »

« Une main se posa sur son épaule. Un tube métallique s’enfonce dans le bas de son dos. Une arme à feu sans aucun doute. »

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