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Éditions Glénat, 2017 (126 pages)

Ma note : 16/20

Paris. Août 1792. La monarchie est abolie. Du fond de sa geôle, en attendant son procès, l’ancienne Reine des Français se remémore son enfance à Vienne, puis sa vie à la cour de France, pour nous livrer sans fard une image contrastée de ce que fut son destin. J’ai grandement apprécié le travail de Noël Simsolo. Le rendu de la vie à Versailles (avec ses travers, son étiquette plus que rigide) ainsi que le portrait de Marie-Antoinette qui nous est ici proposé : le tout sonne extrêmement juste. Je suis ravie d’avoir pu découvrir des facettes de Marie-Antoinette que j’ignorais totalement jusqu’ici. Cette BD m’a été offerte pour Noël, et j’ai hâte de découvrir le second tome qui devrait sortir courant mai.

Marie-Antoinette est un personnage historique que j’apprécie beaucoup. S’il s’agit peut-être d’une des reines de France les plus critiquées (pour son côté frivole, insouciant, ou encore pour ses dépenses exagérées), il me tardait de découvrir un portrait un peu moins manichéen, et certainement plus proche de la réalité. Je vous avoue ne pas avoir aimé le film de Sofia Coppola (2006) lorsque j’étais allée le voir au cinéma… Cette fois-ci, Marie-Antoinette nous est présentée avec ses défauts, mais aussi avec ses qualités. Les grands drames de sa vie (son arrachement à l’Autriche alors qu’elle n’avait que quinze ans, ses difficultés conjugales avec Louis XVI, ou encore son désamour de la vie à la cour) me font penser que Marie-Antoinette aurait peut-être été plus heureuse en vivant à un autre siècle que le sien, ou en tout cas en évoluant hors de la cour de France.

C’est donc ce qui fait que j’ai trouvé son portrait plutôt touchant. Marie-Antoinette était sans aucun doute dépensière. Elle pouvait perdre des sommes folles aux jeux d’argent, mais aussi dépenser en toilettes et en bijoux. Il lui arrivait également de s’évader de Versailles pour se rendre à des bals masqués plutôt frivoles. Mais c’était pour elle un moyen d’échapper à une étiquette qui lui pesait… Folle de danse, de théâtre, de comédie, ou encore de musique, on oublie souvent qu’elle s’est érigée en véritable protectrice des arts.

J’ai trouvé le travail d’Isa Python, pour le dessin, tout aussi respectueux de son sujet. Autant nous pouvons ressentir que Simsolo s’est hautement documenté sur la vie à la cour de Versailles sous le règne de Louis XVI, autant Isa Python tient à retranscrire le plus fidèlement possible les décors fabuleux de Versailles. Un soin particulier est également apporté au dessin des visages des personnages (ressemblance physique avec les figures historiques de l’époque, expressions du visage etc).

Vous l’aurez compris, je ressors de cette lecture plutôt séduite. Cette BD nous donne l’occasion de revivre le Versailles de la seconde moitié du XVIIIe siècle, et donc d’y croiser bon nombre de figures emblématiques de l’époque (Marie-Antoinette bien sûr, mais aussi Louis XVI, la comtesse du Barry, Axel de Fersen, la princesse de Lamballe ou encore la duchesse de Polignac). Marie-Antoinette y apparaît tantôt touchante tantôt agaçante, mais pour le coup on ne peut plus humaine.

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